Gisèle Halimi : son entrée au Panthéon compromise ?

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Le gouvernement réfléchit depuis plusieurs semaines à faire entrer au Panthéon l’avocate décédée en 2020. Mais selon France Inter, son engagement contre la guerre d’Algérie compromettrait cette décision.  

Sa panthéonisation semblait pourtant évidente, tant elle a marqué l’Histoire de la France. Gisèle Halimi, célèbre avocate et militante féministe, est morte le 28 juillet 2020, à 93 ans. Depuis, de nombreuses associations féministes, le Conseil de Paris, la ministre chargée de l'Égalité femmes hommes et plus de 34 000 pétitionnaires en ligne réclament qu’elle rejoigne les « grands hommes ».   

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« Figure d'opposition à la guerre d'Algérie » 

D’abord favorable, Emmanuel Macron pourrait finalement faire marche arrière, selon une information de France Inter publiée jeudi. Ce qui dérangerait le président de la République, c’est l’engagement de Gisèle Halimi pendant la guerre d’Algérie. Elle a notamment défendu Djamila Boupacha, une militante du FLN (Front de libération nationale), le parti créé en 1954 pour obtenir l’indépendance du pays. Cette Algérienne de 22 ans était accusée d’avoir posé une bombe, ce qui lui a valu d’être torturée et violée par des soldats français.  

Par ailleurs, Benjamin Stora, un historien, a rendu en janvier un rapport qui recommande de faire entrer Gisèle Halimi au Panthéon, comme « figure d'opposition à la guerre d'Algérie ». Pour le gouvernement, les prises de position de l’avocate sont trop « clivantes », assure une source proche du dossier interrogée par...

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