Grand Prix des Lectrices : la sélection de septembre 2021

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C'est reparti pour une nouvelle année. Après des lectures passionnées et attentives, nos jurées de l'édition 2022 ont sélectionné les quatre premiers finalistes à concourir pour la distinction suprême. Au menu, un premier roman de la Barbade, féminin, sombre et bouleversant, un essai intime signé Marie Darrieussecq, explorant vingt années de nuits sans sommeil (mais pas sans littérature). Et deux polars, arrivés ex aequo sur la ligne d'arrivée : « King Zeno », qui plonge dans La Nouvelle-Orléans des années 1930, et « De pierres et de sang », qui nous emmène sur les traces de trafiquants de diamants entre Montréal et Anvers. Quatre invitations au voyage pour se croire encore en été. Embarquez !

LE ROMAN

« À la Barbade, la misère côtoie le luxe, et chacun fait comme il peut pour survivre. C'est le cas de Lala. Son mari est un voleur et un meurtrier ; les coups pleuvent, les coups du sort aussi, culminant avec la mort de son bébé qui n'aura même pas de prénom. Ce qui m'a frappée dans ce roman, c'est justement la difficulté à nommer, véritable lit de la violence. Comme si les personnages étaient, à leurs propres yeux comme aux yeux de tous, des moins-que-rien, qui méritent à peine de vivre. Leur identité en devient floue, leur existence, incertaine. À l'image de ce bébé fille, sans prénom ni tombeau. L'ambiance est prenante, tout en contraste, telle qu'on imagine l'île de la Barbade, belle et miséreuse. » Nathalie Salauze

9782702183649
9782702183649

© Presse

« ET D'UN SEUL BRAS, LA SŒUR BALAIE SA MAISON », de Cherie Jones, traduit de l'anglais par Jessica Shapiro (Calmann-Lévy, 368 p.).

LE DOCUMENT

« Je ne suis lectrice ni de Marie Darrieussecq ni d'essais, et ne suis pas insomniaque. J'ai donc commencé "Pas dormir" avec appréhension, mais je l'ai dévoré. Époustouflée par son style, sa culture, ses références, j'en ai recommandé la lecture à mon entourage. Les citations, photos et dessins, qui constellent le livre, sont comme des étoiles dans la nuit de l'insomniaque. Avec honnêteté et humour, Marie Darrieussecq admet carburer aux somnifères et au bordeaux. Elle s'interroge aussi sur le sommeil des sans-papiers qu'elle rencontre par le biais...

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