Un gynécologue, spécialiste de l’endométriose, accusé de violences par plusieurs patientes

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Plusieurs des patientes du gynécologue parisien dénoncent des violences physiques et verbales lors de consultations.

« Boucher », « vétérinaire », ce sont les mots que certaines patientes ont utilisés à l’égard du Professeur de gynécologie obstétrique Emile Daraï. Le chef du centre endométriose de l’hôpital Tenon à Paris est visé par une enquête interne après le signalement de plusieurs patientes qui dénoncent des violences physiques et verbales, d’après une enquête de franceinfo.

C’est le cas d’Agnès qui a consulté le professeur après une opération pour une endométriose sévère et des complications à la suite d’un traitement. Son témoignage recueilli par franceinfo est glaçant : « Il arrive et insère directement un spéculum de manière extrêmement violente, sans lubrifiant, sans rien, raconte Agnès, la gorge serrée. Je pousse un cri, je sens la fissure que j'ai à ce moment-là qui se déchire, je sais que je suis en train de saigner. Il dit alors qu'il va procéder à un toucher rectal. Je lui dis “non non, pas de toucher rectal, je viens d'être opérée d'un abcès de la marge anale.” Il ne me regarde pas. Il insère deux doigts dans mon anus, et je sens toutes les sutures qui craquent, les cicatrices qui explosent, j'ai une douleur absolument fulgurante, je me débats dans les étriers, je hurle. Il y a une partie de mon corps qui ressent encore cette sensation. Je ne l'oublierai pas. On n'oublie pas ce genre de choses. » D’autres patientes, contactées par franceinfo, ont rapporté des pressions exercées par le médecin pour...

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