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Jean Dujardin à l’affiche de « Sur les chemins noirs » : « Je suis un acteur d’extérieur »

Qu'avez-vous aimé dans le récit puis dans le scénario de Sur les chemins noirs ?

La possibilité d'évacuer ses tourments dans la marche. L'idée dans le livre et dans le film, c'est la réparation psychologique et morale afin d'arriver allégé au bout du parcours. Pour mon personnage, c'est revenir de la mort qu'il a frôlée. Le bouquin, je l'ai vu comme une ordonnance médicale. Et le film aussi. Je me suis dit que manger du kilomètre allait m'aérer l'esprit, atténuer mes petits tourments bourgeois.

C'était pour moi un bon moyen de faire le point à un tournant, tout en continuant à exercer mon métier. J'avais des zones et des temps de jeu qui le permettaient. J'étais perdu dans cette nature, je rencontrais des gens sans avoir le sentiment de travailler, sans chercher à plaire ni à séduire. Pour moi comme pour le public, le film a peut-être cette vertu : aider à sortir des choses, à les exorciser.

Comment est né ce projet ?

J'ai lu le livre de Sylvain Tesson [Gallimard] et, quinze jours après, Denis Imbert m'a appelé pour me dire qu'il l'avait adapté avec Diastème. C'est fou, car j'avais envie de traverser ce genre de personnage et d'errance. Il n'était pas question de tourner un survival de plus, car c'est une aventure intérieure, pas une aventure extérieure. Mais l'adaptation est assez fine et nous avons beaucoup construit pendant le tournage. J'avais des réminiscences du roman : ses évocations du sol, du substrat, ses réveils...

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