L’assaillant de Salman Rushdie inculpé de tentative de meurtre

Photo AFP/ JOEL SAGET

Hadi Matar, le suspect qui a poignardé vendredi l’écrivain Salman Rushdie lors d’une conférence dans l’État de New York, a été inculpé d’agression et de tentative de meurtre et maintenu en détention, a déclaré samedi 13 août le procureur du comté de Chautauqua.

L’homme de 24 ans, un habitant du New Jersey, a sauté vendredi sur la scène de la Chautauqua Institution et a attaqué Salman Rushdie quelques instants après la présentation de l’auteur au public, a indiqué la police, citée par le Wall Street Journal. Il a été arrêté sur place.

Au palais de justice du comté de Chautauqua à Mayville, dans l’État de New York, où Hadi Matar comparaissait samedi, les procureurs ont déclaré que l’attaque contre l’écrivain de 75 ans était préméditée et ciblée, rapporte le New York Times. Au tribunal, M. Matar n’a pas parlé, ajoute le quotidien. Nathaniel Barone, un avocat commis d’office, a plaidé non coupable en son nom. M. Matar a été placé en détention sans caution, et sa prochaine comparution devant le tribunal est prévue pour le 19 août à 15 heures.

Salman Rushdie en mesure de parler

Selon le procureur du comté de Chautauqua, Jason Schmidt, qui a fourni des détails sur les blessures lors de la comparution de M. Matar, les blessures de Rushdie comprennent trois coups de couteau sur le côté droit de l’avant du cou, quatre coups de couteau sur l’estomac, une perforation de l’œil droit, une perforation de la poitrine et une lacération de la cuisse droite, relaie CNN.

Samedi, Salman Rushdie, n’était plus sous assistance respiratoire et a pu parler, a fait savoir son agent, Andrew Wylie, cité par The Guardian. La veille, l’auteur d’origine indienne avait été placé sous respirateur et était incapable de parler, avait indiqué M. Wylie au New York Times. “Les nerfs de son bras ont été sectionnés ; et son foie a été poignardé et endommagé, avait-il déclaré. Les nouvelles ne sont pas bonnes.”

Joe Biden condamne l’attaque

Joe Biden a condamné samedi l’“attaque brutale” contre l’écrivain. Le président des États-Unis, dans un communiqué, a salué l’auteur des Versets sataniques, cible depuis plus de trente ans d’une fatwa de l’Iran, pour son refus “d’être intimidé ou réduit au silence”, relate Politico.

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