L’Iran fait entendre la voix des femmes à la Coupe du monde

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Depuis le début de la Coupe du monde au Qatar, plusieurs fédérations ont utilisé les différents matchs comme théâtre de protestations. Après l’interdiction par la FIFA du port du brassard "One Love" en soutien à la communauté LGBT, de nombreuses équipes ou représentants officiels ont protesté contre ces discriminations. Mais face à la situation actuelle en Iran, alors que les femmes ont initié une révolution contre le régime des mollahs quelques semaines plus tôt, au péril de leur vie, l’équipe nationale de football a tenu à montrer son soutien. Ce lundi 21 novembre, avant même le coup d’envoi du match qui opposait l’Iran à l’Angleterre, la Team Melli a affiché sa solidarité en gardant le silence lors de l’hymne national.

Dans les tribunes, une banderole rapidement retirée affichait "Women, life, freedom" (femmes, vie, liberté). Quelques semaines plus tôt, certains joueurs montraient leur soutien à la révolution en cours, quand d’autres préféraient s’abstenir ou, au contraire, se ranger du côté du gouvernement. Un ancien joueur de Persépolis, Hossein Mahini, avait été arrêté pour avoir dénoncé la violence du gouvernement sur ses réseaux sociaux. L’entraîneur du club, lui, s’était rasé la tête en soutien à Mahsa Amini. Si d’autres équipes ont gardé le silence face aux différentes discriminations qui ont lieu au Qatar, pour Paul Dietschy, historien du football, il s’agit là d’un changement en train de s’opérer.

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