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L'avocat du meurtrier présumé de Justine avance l'alcool pour "excuser" (et c'est honteux)

"Ce drame qui a dévasté les familles s'est produit en sortie de discothèque et sur fond d'alcool". Voilà comment Me Michel Labrousse, l'avocat du meurtrier présumé de la jeune Justine Vayrac, a contextualisé le féminicide. La jeune femme de 20 ans avait été aperçue pour la dernière fois le dimanche 23 octobre au petit matin près d'une discothèque de Brive-la-Gaillarde (Corrèze) en compagnie de Lucas L., une connaissance.

Ce jeune homme de 21 ans, principal suspect, a rapidement avoué en garde à vue avoir violé et tué Justine Vayrac, puis a été mis en examen pour meurtre, séquestration et viol ce 27 octobre. Mais, pour son avocat, l'alcool semblerait donc être une circonstance atténuante.

Or, au contraire, il est important de rappeler que, depuis la loi du 24 janvier 2022, la consommation d'alcool et de drogue peut être une circonstance aggravante d'un meurtre ou de violences volontaires ayant entraîné la mort.

Les proposde Me Michel Labrousse nécessitent de rabâcher encore et encore que rien n'excuse un viol (ni la tenue de la victime, ni l'heure, ni l'endroit, ni le fait que la victime et/ou son agresseur aient été en état d'ébriété...). Soutenir le contraire et utiliser cet argument comme une "excuse recevable" auprès des médias participe à entretenir la culture du viol, à savoir les attitudes et les comportements qui minimisent, normalisent, voire encouragent les violences sexistes et sexuelles.

D'autant que de nombreux stéréotypes...

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