"Limite proche du burn out" : Gad Elmaleh revient sur une phase difficile de sa carrière

Gad Elmaleh
Gad Elmaleh


Invité sur le podcast "In Power", Gad Elmaleh a évoqué un moment difficile de son illustre carrière durant lequel il a failli tout abandonner.
Lorsqu'il lui a été demandé quel était son "pire souvenir d'un show", le comédien a confié à Louise Aubery : “Je crois que mon pire souvenir, c’est celui d’un show où j’étais limite proche du burn out. J’avais trop joué, c’était il y a une quinzaine d'années. Le fait d’avoir trop joué faisait que j’entendais mes propres blagues comme des sons diaboliques, c’était terrible. J’ai fait le show, j’étais très malheureux. Je suis sorti de scène, et je me suis dit ‘Je ne veux plus jamais faire ce métier de ma vie, plus jamais’. Et en fait, ce n’est pas juste comme appréciation de ce qu’il se passe, c’est juste fait en moins, mais ça me rappelle Diam’s et son documentaire.”
Gad a comparé ce moment de fatigue à l'histoire de la rappeuse Diam's, qui s'est éloignée des projecteurs il y a plusieurs années.
“Je vois dans ce documentaire, qu’elle se vide de sa substance, et moi, j’ai vécu ça. (...) Je n'ai pas été jusque-là, mais parfois, tu es vidé, c’est trop”, a poursuivi l'acteur avant d'ajouter : “Et le trop, tu ne peux pas le prévoir, tu ne peux pas le réguler vraiment parce que quand ça marche, bah ce n’est jamais trop. Tout te sourit, les gens te veulent, tu es demandé et c’est un peu comme la dégringolade, c’est infini. C’est plus de monde, plus d’argent, plus de fans, plus de demandes, plus de shows, plus de fêtes… C’est tous les jours ! À un moment donné, tu te perds un peu là-dedans. Je ne me suis pas perdu là-dedans, mais je me souviens d’un moment où j’étais limite. J’ai eu de la chance, je pense que c’est une chance finalement d’avoir cette petite distance avec le burn out qui fait que tu te vois, tu réalises, parce que les gens qui font des vrais burn out, c’est trop tard. Mais c’est un peu comme si j’avais eu un avertissement, un signal physiquement. Je pense que l’on se connaît si l’on est honnête, on connaît notre corps. Moi, j’avais des signaux qui n’étaient pas connus quoi, c’était des douleurs, des appels, des états ou des émotions, où c’était trop. C’était étrange."