L'instinct maternel existe-t-il ? Quatre mamans témoignent

Pexels/ William Fortunato

Sommaire:

Est-ce l’instinct qui pousse les petites filles à jouer à la poupée ? Ou plutôt le comportement des adultes qui les entourent et les encouragent, implicitement, dans ce rôle de mère qu’elles tiendront un jour ? Le terme même d’instinct ramène l’être humain à sa condition la plus animale. Mais aucune femme ne devient mère malgré elle. L’instinct maternel, cette force mystérieuse qui ferait de nous des parents aimants et capables de s’occuper naturellement de leur enfant, reste un questionnement au cœur de la maternité, dans ces eaux où se mêlent l’histoire familiale de chacune mais aussi le rapport à la mère et la place dans la lignée.

« J’ai vécu une fausse-couche très difficile, à la fois psychologiquement et physiquement. Puis je suis tombée enceinte de Tristan quelques mois plus tard. Il était un enfant désiré et j’ai vécu une grossesse parfaite. Mon accouchement en revanche a été complètement chaotique et s’est terminé en césarienne. J’étais épuisée et lorsqu’on m’a présenté Tristan, si mon corps l’a reconnu d’instinct comme son petit, mon cerveau, lui, ne le reconnaissait pas. Le jour de sa venue au monde n’a pas été un jour de joie et je suis toujours très en colère face à la manière dont les choses se sont déroulées. Je pense que cela a eu une influence sur notre relation.

Aujourd’hui, je ne dirais pas que je suis raide dingue de mon fils. Je lui dis souvent que je l’aime parce que je sais que c’est important pour sa construction mais je ne ressens pas cette "bouffée (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite