Maison de l’horreur dans le Pas-de-Calais : pourquoi les parents risquent deux ans de prison avec sursis ?

Pixabay © Berta Ferrer

L'affaire de "la maison de l'horreur" a été jugée devant le tribunal de Béthune, mardi 24 janvier 2023. Un couple de parents a comparu libre pour violences par ascendant sur mineurs de moins de 15 ans et soustraction par un parent à ses obligations légales. Le père, un garagiste au noir de 44 ans, et la mère, 40 ans et sans emploi, encourent cinq ans de prison et jusqu'à 75.000 euros d'amende pour avoir maltraité au moins huit de leurs dix enfants, les éventuels faits concernant les deux aînés de 21 et 24 ans étant prescrits. "Peu importe le nombre d'enfants qui ont fait l'objet de violences, un seul enfant ou dix enfants, la peine encourue reste de cinq ans maximum [pour violences sur mineur par ascendant sans ITT]. Les peines encourues ne se multiplient pas par le nombre de victimes", explique Me Salim Benmbarek, avocat à Maubeuge, auprès de Femme Actuelle. Comme l'a rapporté BFM Lille le jour même, le parquet a finalement requis deux ans de prison avec sursis probatoire contre les prévenus, assortis d'une obligation de soins, de justification d'une activité professionnelle, et de l'interdiction, "dans l'immédiat", d'entrer en contact avec les victimes. Le délibéré sera rendu le 9 février 2023.

Les faits se sont produits à Noyelles-sous-Lens (Pas-de-Calais), dans une maison de briques rouges typiques où régnait une grande misère. Un signalement d'un des aînés auprès des services sociaux a permis de découvrir les effroyables conditions de vie de la fratrie. Les enfants de "la (...)

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