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L'Iranienne Narges Mohammadi entame une grève de la faim le jour où est remis son prix Nobel de la paix

Récompensée par le Prix Nobel de la paix le 6 octobre dernier, la journaliste Narges Mohammadi est toujours détenue en Iran. Alors que sa famille s’apprête à recevoir le Nobel en son nom, elle entame une nouvelle grève de la faim pour protester contre l’oppression des minorités en Iran.

C’est sa façon de résister, même privée de sa liberté. Narges Mohammadi, journaliste iranienne emprisonnée dans son pays, entre à nouveau en grève de la faim ce 10 décembre. Une grève qui débute à une date symbolique : lauréate du Prix Nobel de la paix « pour sa lutte contre l’oppression des femmes en Iran et son combat pour la promotion des droits de l’homme et de la liberté pour tous », Narges Mohammadi aurait dû se rendre à Oslo aujourd’hui pour recevoir son prix.

Mais en dépit de sa santé fragile et des appels de la communauté internationale, l’activiste reste, à ce jour, enfermée dans la tristement célèbre prison d’Evin, où sont détenus les opposants au régime iranien.

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C’est donc sa famille qui acceptera pour elle ce prix qui récompense son combat et celui du peuple iranien tout entier. Mais même emprisonnée, Narges Mohammadi continue de lutter : cette grève de la faim, la deuxième en quelques mois, est à la fois un geste de protestation contre sa détention mais aussi un acte « en solidarité avec une minorité religieuse » a révélé sa famille.

Selon son époux, Taghi Rahmani, la militante souhaite exprimer son soutien à la plus importante minorité religieuse en Iran, la communauté Bahaïe, persécutée par le pouvoir iranien. Deux figures dirigeantes de cette minorité, emprisonnées elles aussi, participent à cette grève de la faim.

Narges Mohammadi est depuis de longues...

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