Nikos Aliagas photographie ses « Parisiennes »

Marion Ruggieri
·1 min de lecture

Le franco-grec affiche sa passion pour la photographie en exposant ses « Parisiennes » sur les grilles de l'hôtel de ville. 

« Gamin, déjà, je prenais des photos imaginaires. À table, j’observais les autres, je faisais “clic clac”. “Pourquoi tu prends des photos ?” me demandait mon père. “Pour ne pas vous oublier.” Un jour, j’ai découvert dans une boîte à chaussures des clichés de mes parents jeunes. Pour moi, ils ne pouvaient pas l’être. Ça a changé mon rapport au temps. C’est mon père qui m’a acheté mon premier petit appareil… J’ai débuté JRI, cadreur, je viens de l’image. Photographier est une manière de repasser derrière l’objectif, de retrouver une forme de liberté, un espace-temps différent. Mon corps se transforme, rien ne peut m’arriver. Une photo ne se prend pas, on la reconnaît. L’univers de Luis Buñuel, son film “Los Olvidados”, en noir et blanc, m’obsède. Aujourd’hui, tout le monde photographie et tout le monde sait poser, même les gamins sur TikTok. La suggestion est un art difficile. J’essaie de passer derrière le masque, au-delà de la posture. J’ai toujours un appareil à mes côtés. Une heure à tuer : je marche, j’observe. Le hasard existe, il n’attend que moi ! En revanche, il suffit d’une pression, d’une commande, et je n’y arrive pas. Pour “Les Parisiennes”, j’ai photographié des femmes qui ne m’ont rien demandé, qui ne cherchent pas la lumière, la reconnaissance. Paris est un théâtre où les femmes ont la part belle. Je ne parle pas des clichés sur la mode, mais de celles qui...

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