En Nouvelle-Zélande, des congés payés pour les parents en cas de fausse couche

Lydia Menez
·2 min de lecture

Les femmes faisant une fausse couche ou donnant naissance à un enfant mort-né, ainsi que leur conjoint, auront le droit à un congé spécial de trois jours, selon une loi qui vient d’être votée.  

Une grande avancée sur un sujet encore tabou. Le Parlement néo-zélandais a adopté mercredi une nouvelle loi qui octroie un congé payé aux femmes faisant une fausse couche ou donnant naissance à un enfant mort-né. Ce congé s’étend aussi à leur conjoint. La députée travailliste Ginny Andersen a expliqué que la mortinatalité – qui désigne la mort d'un fœtus viable, survenue soit pendant la grossesse (mort in utero), soit pendant le travail (mort per partum) – devait être reconnue comme donnant droit à un congé de deuil dédié, alors que fausses couches et naissances de bébés mort-nés sont encore globalement des sujets tabous. « Le deuil qui accompagne une fausse couche n'est pas une maladie, c'est une perte, et il faut du temps pour se remettre physiquement et mentalement d'une telle perte », a-t-elle dit devant le Parlement. 

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Elle a aussi affirmé que les parents ayant perdu un bébé ne seront pas les seuls qui pourront bénéficier de ce congé. Il pourra également être accordé aux parents cherchant à avoir un enfant par gestation pour autrui (GPA). Cette loi s'inscrit, selon elle, dans une longue tradition législative qui a fait de la Nouvelle-Zélande un pays pionnier pour le droit des femmes. En 1893, la Nouvelle-Zélande fut par exemple le premier pays au monde à accorder le droit de vote aux femmes. « J'espère que si nous sommes un des premiers, nous ne...

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