Oisillon tombé du nid : que dois-je faire ?

La Rédaction Mon Jardin Ma Maison
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Les choses à vérifier avant d'agir

Avant de faire quoi que ce soit face à un oisillon tombé de son nid, il est recommandé de commencer par observer le petit volatile. En effet, il est préférable de vérifier si ce dernier est vraiment en danger ou non. L’idéal est de garder une certaine distance puisqu’il est possible que ses parents soient dans les parages et que votre présence les empêche de s’approcher. Si l’oisillon est bien emplumé, il peut être en pleine étape d’apprentissage. En effet, ses parents sont les mieux placés pour mener à bien cet apprentissage. Dans le cas où il s’avère nécessaire de protéger l’oisillon des prédateurs, la seule chose à faire est de le mettre en hauteur, non loin de l’endroit où vous l’avez découvert.

Cependant, il peut aussi arriver qu’un oisillon bien emplumé et tombé de son nid soit blessé, handicapé ou encore malade. Dans cette situation, l’idéal est de le déposer au plus vite dans un centre spécialisé.

Par ailleurs, il est également possible de tomber sur un oisillon nu aux yeux fermés qui est tombé de son nid. Dans ce cas-là, le petit oiseau doit certainement être en danger.

Oisillon tombé du nid : comment peut-on l'aider ?

Dans le cas où il s’agit d’un oisillon pas ou peu emplumé, et que son nid est accessible, il est conseillé de le remettre dedans aussitôt. Il faut savoir qu’un oisillon sans plumes et avec les yeux fermés doit être nourri toutes les 30 minutes au maximum à partir du lever jusqu’au coucher du soleil. Ainsi, s’occuper d’un oisillon nu se révèle contraignant et les chances de l’amener vers l’autonomie sont infimes.

Si le nid de l’oisillon n’est pas accessible ou introuvable, ou si ce dernier semble blessé, handicapé ou malade, le mieux est de le ramener au plus vite dans un centre spécialisé.

Qu’il s’agisse d’un oisillon bien emplumé ou non, lorsque celui-ci est en danger, voici les réflexes à adopter :

  • Approcher doucement l’oiseau pour le capturer calmement (le port de gants est recommandé) ;

  • Placer l’oisillon dans un carton aéré à l’aide de petits trous. Le fond doit idéalement être tapissé d’un tissu doux et chaud, voire de feuilles fraîchement cueillies ;

  • Installer le carton dans une pièce tempérée (à 25 °C ou à côté d’une source de chaleur), calme et obscure. Par ailleurs, évitez d’exhiber l’oisillon pour éviter un stress qui pourrait aggraver son état ;

  • Ne pas nourrir l’oisillon, au risque de l’étouffer ou de lui donner une nourriture inadaptée ;

  • Appeler rapidement un centre spécialisé pour prendre des conseils.

Il faut savoir qu’un oisillon blessé peut présenter des taches de sang sur son corps, son bec ou encore sa tête. Il peut également afficher une aile pendante ou ne peut pas tenir sur l’une de ses pattes. Un oisillon malade quant à lui est souvent incapable d’effectuer le moindre mouvement, ne cherche pas à fuir et reste prostré.

Quelle nourriture donner aux oisillons ?

Dans certaines situations, il se révèle nécessaire de nourrir un oisillon tombé de son nid. Cependant, avant de le nourrir, il est d’abord crucial de le mettre au chaud et de le réhydrater. Ce n’est qu’après ces gestes de base que l’oisillon pourra être nourri.

Pour déterminer si un oisillon est apte à manger, il faut d’abord s’assurer qu’il n’a pas froid, que l’intérieur de son bec est suffisamment humide et que sa peau et souple. Ces deux derniers éléments permettent de s’assurer que l’oisillon est bien hydraté. À savoir que si l’intérieur de son bec est sec et que sa peau est fripée, le petit volatile a alors besoin d’être réhydraté.

Voici comment procéder pour réhydrater un oisillon :

  • Donner de minuscules portions de fruits gorgés d’eau à l’oisillon et les déposer une à une sur le bord de son bec ;

  • Faire bouillir environ 15 cl de sirop de maïs ou de glucose, laisser tiédir en y ajoutant une pincée de sel et déposer la solution goutte par goutte au niveau de la pointe de son bec ;

  • Se procurer un breuvage hydratant non gazéifié en pharmacie et la verser goutte par goutte au niveau de la pointe de son bec.

Une fois l’oisillon réhydraté, il est désormais possible de le nourrir. Cependant, avant toute chose, il est impératif déterminer s’il s’agit d’une espèce granivore ou insectivore. De manière générale, un oisillon granivore présente un bec massif et court, tandis qu’un oisillon insectivore est doté d’un bec long et fin :

  • Dans le cas d’un oisillon granivore, il sera nécessaire de lui donner du jaune d’œuf battu avec un peu d’eau. Il lui faudra aussi quelques gouttes d’eau fraîche. Son alimentation de secours peut aussi être complétée avec de la pâtée d’élevage en petite dose.

  • Dans le cas d’un oisillon insectivore, il sera nécessaire de le nourrir toutes les heures avec environ 5 vers de farine broyés dans de l’eau. Il est possible de trouver ces vers dans les magasins pour articles de pêche. D’autre part, il faut éviter de donner des asticots à ce type d’oisillon. Sinon, de la pâtée insectivore enrichie avec de la viande de bœuf en petite quantité peut aussi faire l’affaire.

En cas de doute concernant l’espèce de l’oisillon, il est préférable de lui donner des vers de terre coupés en minuscules morceaux. Sinon, un aliment pour chat à base de poulet ou de bœuf et mélangé avec du jaune d’œuf conviendra également.

Quelle que soit l’espèce de l’oisillon, il est recommandé de lui donner à manger toutes les heures, et ce, dès l’aube jusqu’à la tombée du jour. De manière générale, il ne faut pas nourrir un oisillon pendant la nuit. Par ailleurs, il ne faut pas le forcer à manger. L’idéal est d’attendre que l’oisillon réclame sa pitance à travers des cris.

Par ailleurs, il est vivement recommandé de ne pas combler le bec de l’oisillon avec de la nourriture, au risque d’obstruer sa trachée et d’entraîner sa mort. Le mieux est de la déposer en infime quantité sur le coin de son bec, sur la zone qui affiche un renflement.

Enfin, il est fortement déconseillé de donner des mélanges dédiés aux oiseaux d’élevage, des produits laitiers, du pain, des biscottes, des croquettes (même humidifiées) et des aliments salés de n’importe quel type, à un oisillon.

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