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Petite sanguisorbe, anémone des bois... Les incroyables stratégies de ces plantes pour se reproduire vont vous étonner !

À travers un processus à la fois complexe et fascinant, les plantes se reproduisent et se multiplient, garantissant la pérennité de leur espèce et contribuant à la vitalité de l'ensemble des écosystèmes. Certaines s'avèrent rusées et séductrices !

Son nom vient du latin sanguis, sang, et sorbere, absorber. Une carnivore assoiffée d’hémoglobine ? Nenni. Cette appellation dérive de ses propriétés médicinales : on l’utilise traditionnellement contre les problèmes sanguins. En quoi est-elle alors une redoutable séductrice ? Parce qu’elle sort du lot en matière de reproduction. La petite sanguisorbe est une plante à fleurs. Contrairement à la grande majorité de ses consœurs, pollinisées par les insectes, elle s’en remet au zéphyr pour se faire féconder : elle fait appel à ses stigmates qui pointent vers le ciel pour capter les grains de pollen portés par le vent. Exit les insectes. La brise fait le job.

Ce cousin de l’œillet – qui est plus fuchsia que rouge en réalité – n’a pas misé sur le mode de reproduction le plus simple. Alors que 80 % des plantes sont hermaphrodites (réunissant des organes sexuels mâles et femelles sur une même plante), le compagnon rouge (du bas latin companionem, "celui avec qui on partage le pain") a choisi d’être dioïque (des plantes mâles d’un côté, des femelles de l’autre). Pour compliquer encore l’affaire, Silene dioica – son nom botanique – préfère l’aide des insectes. Pour se reproduire, il faut donc qu’une abeille, un bourdon ou autre se déplace d’une (...)

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