Peut-on être féministe et traiter un homme de petite bite ?

Simone

POW POW POWWWWW ! Ça, ça a été ma réaction quand j’ai découvert le tweet de Greta Thunberg en réponse à Andrew Tate*, le 28 décembre dernier. Alors que le pire des masculinistes se vantait de ses 33 bagnoles et lui demandait son mail afin de lui envoyer “la liste complète de sa collection de voitures et de leurs énormes émissions de gaz à effet de serre“, l’activiste écologiste lui a proposé d’écrire à l’adresse suivante : smalldickenergy@getalife.com. Aoutch. Ces mots-là ont fait mal à l’ego d’Andrew qui - arrêté 48 heures plus tard pour trafic d’êtres humains et viols - a commenté “Comment oses-tu ?“. Lol. Mais oui Greta, comment oses-tu traiter un homme qui passe son temps à humilier les femmes de “petite bite“ ?

Dans les médias français, “j’ai une petite bite“ a souvent été utilisée pour traduire “small dick energy“, de sorte que le public comprenne immédiatement l’idée. Cependant, cela fait allusion à l’expression anglophone “Big Dick Energy“ (“une énergie de grosse bite“), née il y a quelques années sur Twitter. Plus qu’une simple référence à la taille d’un pénis, elle signifie que quelqu’un (homme ou femme) a beaucoup de charisme et de confiance en soi. À l’inverse, une personne avec une “Small Dick Energy“ serait avant tout une “grande gueule“, c’est-à-dire quelqu’un qui la ramène beaucoup mais qui manque de courage (= Andrew Tate qui se cache en Roumanie et derrière son écran d’ordinateur). Passé l’effet “ahah-trop-cool-elle-l’a-mis-K.O.-en-retournant-ses-propres-armes-contre-lui“, (...)

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