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Le photographe Vincent Munier nous parle de son rapport à l'écologie : « La perfection est dans ce que fait le vivant en général »

Le sublime travail de Vincent Munier, le photographe des grands espaces sauvages, est au cœur d'une exposition au musée des Confluences, à Lyon.

Comment est née votre conscience écologique ?

J'ai grandi dans les Vosges avec des parents militants. Ils n'étaient pas pris au sérieux, alors qu'ils soulevaient déjà des questions cruciales. Ce qui est noble dans le combat écologique, c'est qu'il n'est pas lié à un quelconque égoïsme, mais à la volonté de sauver le vivant autour de nous. Mon engagement est différent, il consiste à montrer la beauté des bêtes et des paysages. J'ai commencé la photo à 12 ans et j'ai pu voir à quel point le monde sauvage se réduisait autour de chez moi. J'ai beaucoup de diffcultés à trouver des endroits où la nature n'est pas abîmée par notre présence.

Votre frigo est-il bio ?

Oui, depuis vingt ans. En même temps, c'est triste que ce label existe. Tout devrait être bio, parce que ce n'est pas bon que pour moi, mais aussi pour la nature, puisque l'on sait que ceux qui ont produit en bio ont respecté le vivant. Les vignes, quand elles ne sont pas en agriculture biologique, c'est une horreur, les fruits et les légumes, pareil. Ils sont de plus en plus beaux, comme si on leur avait ajouté un vernis, mais leur pouvoir énergétique est amoindri, on est dans l'esthétisme visuel. C'est une honte !

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Quel est votre geste écoresponsable accessible à tous ?

Boycotter tout ce qui vient de très loin et le plastique, manger local,...

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