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Le policier qui avait insulté de "grosse p*te" une victime d’agression sexuelle a été relaxé

La justice a tranché. Le 15 février 2022, Médiapart dévoilait un enregistrement dans lequel on pouvait entendre un policier dire à un collègue à propos d’une femme qui déposait plainte pour "agression sexuelle en état d’ivresse", qu’elle était une "grosse p*te". Élodie, âgée de 34 ans, s’était rendue dans un commissariat à Paris avant qu’un officier ne la contacte le lendemain par téléphone pour réentendre sa version des faits. Alors que celle-ci n’avait pas décroché, le policier lui avait laissé un message avant de l’insulter. Tandis qu’il pensait avoir raccroché, celui-ci avait déclaré : "Je la rappellerai de toute façon parce que là, elle doit être en train de cuver", avant de lire des extraits de sa plainte. "Non mais la plainte, elle est incompréhensible. […] On ne sait même pas de qui elle parle. […] Mais ça n'a pas de sens", s’était-il agacé. Face à son collègue, ce policier avait alors lâché : "C’est vraiment une p*te. […] P*tain, elle refuse la confrontation en plus la p*te. Comme par hasard. En fait, c’était juste pour lui casser les couilles, je suis sûr. […] P*tain, grosse p*te". Un enregistrement qui avait créé une vague d'indignation dans l'opinion publique.

Jeudi 25 janvier 2024, le tribunal de police de Paris a relaxé le policier qui avait tenu ces propos. Pour l’AFP, l’avocat de la plaignante, Me Arié Alimi, a déploré : "La présidente du tribunal de police a considéré que le fait, pour un policier, de dire à une femme agressée sexuellement 'grosse p*te', n’était (...)

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