Pourquoi la fertilité masculine n’est plus ce qu’elle était ?

Christine Vilnet
·1 min de lecture

Lentement mais sûrement, la qualité du sperme s’érode au fil des années. Le mode de vie des futurs papas et la pollution sont en cause.

Aujourd’hui, de 10 à 15 % des couples ont des difficultés à concevoir un enfant. La « faute » exclusivement à l’homme dans 20 % de ces situations et aux deux partenaires dans 30 à 40 % des cas (source : Association française d’urologie). La qualité du sperme a baissé ces quarante dernières années dans les tous les pays industrialisés. Une vaste analyse publiée en 2017 rapporte une baisse de la concentration des spermatozoïdes, passant de 99 millions par millilitre en moyenne à 47 millions.

En France, les derniers chiffres sur le sujet de la fertilité masculine sont également éloquents : la proportion de gamètes morphologiquement normaux a décru drastiquement de 33,4 % entre 1989 et 2005. Ce qui est nouveau : « De 40 à 50 % de ces problèmes d’infertilité ne s’expliquent pas par les causes classiques (anatomiques, infectieuses…) et trouveraient leur origine dans notre mode de vie et notre environnement », avance le Pr Rachel Levy, chef du service de biologie de la reproduction-Cecos à l’hôpital Tenon, à Paris.

Le stress et la malbouffe sur la sellette

La pollution, un sommeil insuffisant mais aussi l’abus de toxiques comme le tabac ou l’alcool provoquent « un stress oxydatif » des cellules de l’organisme, en particulier des cellules germinales qui forment les gamètes. « Un mode de vie stressant favorise la libération d’une quantité trop importante de radicaux libres qui altèrent la membrane...

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