Pourquoi le syndrome du « super-aidant » fait du mal à notre santé mentale ?

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Être là pour les autres est une belle qualité, mais trop d’altruisme peut nuire à notre santé mentale. Cette tendance à faire passer les autres avant soi s’appelle le syndrome du « super-aidant ». On vous explique pourquoi elle n’a pas que du bon.

S’occuper des autres au lieu de soi est-il un signe que l’on préfère remettre ses propres problèmes à plus tard, ou simplement le résultat de nos choix de vie ? Certains super-aidants vivent pour aider les autres, comme le personnel médical et humanitaire, les bénévoles… D’autres sont toujours là pour les autres parce qu’ils estiment qu’il s’agit de la seule façon pour eux de recevoir amour et validation.

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Faire passer les besoins des autres avant les siens, cela peut sembler être l’un des plus beaux défauts. On vous dit généreux·se, altruiste, attentionné·e. Mais le problème du « super-aidant » est qu’il vole au secours de tout le monde, même si aucun besoin n’est manifesté. Il ressent la nécessité absolue, et compulsive, d’aider son prochain pour trouver son propre équilibre. Mais cette quête continue du service n’est pas sans risque.

Épuisement, ressentiment, exploitation

D’abord, le « super-aidant » peut faire face à de l’épuisement. À force de s’occuper des autres, il va passer sous silence ses propres besoins. Le surplus d’investissement pour les autres peut l’épuiser sans qu’il ne prenne en compte ses carences. Cette fatigue peut le rendre irritable. D’après les psychologues Jess Baker et Rod Vincent, interrogés par « Stylist », ces personnes sont constamment sous tension, car constamment sollicités. Alors,...

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