La précarité hygiénique, principale atteinte à la dignité des femmes pour la moitié des Françaises

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La moitié des participantes à une étude d'OpinionWay pour Nana pense que la précarité hygiénique est la principale atteinte à la dignité des femmes, alors que les règles restent un sujet tabou pour 67% d'entre elles.

Tous les mois, près de deux millions de femmes peinent à s’acheter des protections hygiéniques, d’après des chiffres du ministère de la Santé datant de 2020. Cette précarité menstruelle, couplée à celle dont souffrent les femmes incontinentes, est la principale atteinte à la dignité des femmes pour la moitié des Françaises, nous apprend une enquête OpinionWay pour Nana et Tena dévoilée le 30 mars, un mois avant le lancement d'une opération avec l'association Agir pour la santé des femmes (ADSF). Elles sont conscientes des conséquences qu’elle peut avoir au quotidien, 70% des 1189 femmes majeures sondées sous-estiment malgré tout l'ampleur du phénomène.

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Les règles, encore un sujet tabou

Les règles portent atteinte à la dignité des femmes d’autres manières, pour les participantes à l’étude. Pour 43% d’entre elles, cette atteinte est causée par la gêne que les règles causent au travail, « du fait de la douleur […] ou par précarité menstruelle ». Le fait d’être empêchée de sortir lorsqu’on a ses règles est aussi cité par plus d’un quart des sondées (28%).

Le sujet de la précarité menstruelle est entré dans le débat public en 2020, année où le gouvernement a débloqué 5 millions d’euros pour lutter contre ce fléau. Cela ne veut pas pour autant dire que l'omerta qui règne autour des règles a disparu. 67% des femmes de...

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