Présidentielle: à gauche, une primaire de moins en moins populaire

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Anne Hidalgo et Christiane Taubira.  - AFP
Anne Hidalgo et Christiane Taubira. - AFP

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Réussir à faire l'unanimité contre soi - à l'exception de Chistiane Taubira. Alors que la Primaire populaire vise à présenter une candidature unique à gauche pour la présidentielle, Yannick Jadot, Anne Hidalgo et Jean-Luc Mélenchon la rejettent unanimement.

Ce mécanisme de désignation pour les candidats de gauche a beau avoir franchi les des 311.000 inscrits au vote d'investiture qui aura lieu du 27 au 30 janvier et se présenter comme transpartisane, elle ne convainc pas sur les bancs des politiques.

"Pas de débat" pour Jadot

À commencer par Yannick Jadot. "Je n'ai pas demandé à faire partie de cette primaire. ll y a une forme de tromperie (...) en faisant croire que finalement, les personnes qui sont sur la liste pourraient accepter le résultat de ce vote. Il n'y a pas de débat", estime ainsi le candidat écologiste dans Le Grand Jury de RTL-LCI-Le Figaro.

Pour l'eurodéputé, déjà désigné par une primaire ouverte en septembre dernier, il n'est pas question de remettre en jeu sa participation à la présidentielle. Le député européen pointe également du doigt la spécificité de la Primaire populaire: voter pour des candidats qui n'ont jamais demandé à y participer.

Une primaire "insincère"

Jean-Luc Mélenchon, lui, hausse le ton contre les organisateurs de cette compétition. Après avoir jugé lors de son "meeting immersif" ce dimanche à Nantes ne pas vouloir participer à "la guéguerre avec la vieille gauche ou au sein de la vieille gauche", c'est son directeur de campagne qui monte au front.

La Primaire populaire est "manifestement problématique et insincère", "posant des questions des intentions politiques réelles des organisateurs", juge ainsi Manuel Bompard, dénonçant "le caractère brutal de cette initiative".

Enfin, Anne Hidalgo qui a pourtant mis en selle la Primaire populaire en appelant à "organiser une primaire de la gauche" au mois de décembre, déclare désormais "la page tournée" ce lundi sur BFMTV.

"La seule perspective" pour Taubira

La seule candidate à accepter la Primaire populaire est donc Christiane Taubira.

"Je suis celle qui accepte les risques d’une investiture citoyenne, celle qui accepte de constater qu’à l’échelle des candidats et des partis l’union n’a pas été réalisée, et que la seule perspective, c’est la Primaire populaire", a ainsi annoncé l'ancienne garde des Sceaux ce samedi pour officialiser sa candidature.

Sans appareil politique, sans financement, sans élus locaux, l'ancienne ministre de la Justice compte sur cette compétition interne pour décoller dans les sondages.

Article original publié sur BFMTV.com

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