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Procès Monique Olivier, jours 3 et 4 : « La justice n’a rien fait parce qu’on était des enfants de la DASS »

Au troisième et quatrième jours du procès de Monique Olivier, retour sur le manque d’intérêt des policiers pour la disparition de Marie-Angèle Domèce.

Sur la photo en noir et blanc, elle penche la tête. C’est une photo ancienne, jaunie, un peu floue qui est projetée en salle d’audience. Au 4e jour du procès de Monique Olivier, la Cour d’Assises a fait un voyage dans le temps, pour se pencher sur la deuxième victime du couple Fourniret, Marie-Angèle Domèce, disparue il y a 35 ans. Son corps n’a jamais été retrouvé.

Une disparition sous-estimée

Cette jeune fille de 18 ans était une enfant de l’Assistance Publique. Ce jour-là, le 8 juillet 1988, elle quitte le foyer Leclerc de Fougerolles à Auxerre, où elle réside la semaine, pour rejoindre, comme chaque week-end, sa famille d’accueil à Migennes. Son assistante maternelle, qui l’élève depuis l’âge de 14 mois, l’attend en vain. Marie-Angèle n’a jamais pris son train, jamais utilisé le bon de transport rose délivré par le foyer. La nourrice alerte aussitôt les autorités.

La jeune fille timide et réservée est très attachée à sa famille d’accueil, au sein de laquelle elle a grandi aux côtés de deux autres enfants placés. Elle n’a jamais fugué, cela ne lui ressemble pas. Pourtant, la disparition n’est pas jugée...

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