Projet fin de vie : ce qui pourrait changer ? Avis d'experts et témoignages

Dans un entretien accordé à Libération et La Croix le 10 mars dernier, le Président Emmanuel Macron a présenté les grandes lignes du projet de loi sur la fin de vie, que les députés vont examinés en séance plénière à compter du 27 mai. Fruit de nombreuses concertations avec les soignants et leurs représentants, les patients et les familles, ce texte s’appuie également sur l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), émis en septembre 2022, et sur le rapport de la Convention citoyenne* sur la fin de vie, remis en avril 2023 au Président de la République. Sa principale nouveauté est d’autoriser les personnes en fin de vie, selon certains critères précis, à demander une aide à mourir. En cela, la disposition suit l’avis de l’Académie nationale de médecine qui, en juillet 2023, se prononçait pour un droit "à titre exceptionnel" à l’assistance au suicide. "Je voudrais souligner la qualité de la loi Claeys-Leonetti actuelle, qui autorise le recours à la sédation profonde et continue jusqu’au décès, mais pour certains cas exceptionnels, entraînant des souffrances terribles, et en prenant toutes les garanties pour protéger les plus vulnérables, il faut en effet la faire évoluer", confirme ainsi le Pr Claudine Esper, membre émérite de l’Académie. Par ailleurs, en amont de cette autorisation encadrée d’une assistance à mourir, le texte prévoit aussi d’ajouter un milliard d’euros aux 1,6 milliard déjà consacré aux soins palliatifs, pour les développer à l’hôpital, à domicile ainsi (...)

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