Protoxyde d’azote : les intoxications graves au gaz hilarant sont en forte hausse chez les jeunes

ISTOCK / Corinne Poleij

Son usage est malheureusement répandu chez les adolescents : le protoxyde d’azote, aussi appelé "gaz hilarant" ou "proto". S'il s'agit d’un gaz destiné à un usage médical (antalgique ou anesthésiant) ou alimentaire (siphons à chantilly), il fait l’objet d’un usage détourné chez les plus jeunes. D’après l’Agence régionale de santé (ARS) Ile-de-France, les effets recherchés par les personnes qui l’inhalent sont :

Depuis 2021, la vente de "proto" est interdite aux mineurs, mais son usage a fortement augmenté : les intoxications liées à sa consommation ne cessent de croître, comme l’indique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm), dans un communiqué publié mercredi 18 janvier 2023.

D’après l’Ansm, le protoxyde d’azote s’inscrit dans le quotidien des usagers et sort d’un but uniquement festif. Entre 2020 et 2021, le nombre de cas graves a été multiplié par plus de 3 : 82 cas en 2020 et 265 en 2021. Près de 472 "signalements d'utilisation" ont été rapportés par les professionnels de santé contre 254 en 2020, note l’agence sanitaire. Autre constat : le profil des consommateurs reste majoritairement jeune, puisque la moyenne d’âge des usagers est de 22 ans.

En soirée, en boîte de nuit… L'usage détourné du protoxyde d'azote n’est pas sans risque pour la santé : il peut avoir des conséquences neurologiques graves. "Le protoxyde d’azote est devenu une préoccupation importante de santé publique (...) Une seule prise peut provoquer une perte de connaissance, (...)

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