Ils ont refusé d'inscrire le droit à l'IVG dans la Constitution : le revirement des députés LREM

Alors que la Cour suprême des Etats-Unis vient de révoquer l'arrêt Roe v. Wade, qui garantissait le droit à l'avortement dans chaque Etat, le groupe Renaissance (ex-LREM) a annoncé une proposition de loi pour l'inscrire dans la constitution française. Une décision qui aurait pu être uniquement louable... si elle n'avait pas un goût d'opportunisme.

Comme le rappelle Bastien Lachaud, député LFI de Seine-Saint-Denis, les efforts de la gauche pour rendre le droit à l'IVG inaliénable ne datent effectivement pas d'hier. "LREM avait refusé l'inscription du droit à l'IVG dans la Constitution en 2018 lorsque La France insoumise l'avait proposé", écrit-il sur Twitter.

Lors de la précédente législature, un tel projet avait déjà été porté non pas une, mais deux fois par l'opposition. En 2018, où il a été retoqué par la majorité : "Au total, 145 députés votent contre (37 pour, 14 abstention). Parmi eux, figurent 100 élus LREM, dont Gabriel Attal (actuel ministre du Budget), Brigitte Bourguignon (ministre de la Santé) ou encore Olivia Grégoire (porte-parole du gouvernement)", note Franceinfo. Puis en 2019, où il n'a pas été inscrit à l'ordre du jour.

"Si notre travail peut servir maintenant, c'est très bien"

"Cette protection passe par un combat de tous les instants dans nos politiques publiques et dans notre législation, ainsi que par une veille attentive au respect de ces droits, et non par leur inscription dans la Constitution, qui n'est ni nécessaire...

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