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Rencontre avec Daniel Buren, figure majeure de l'art contemporain

À l’occasion de son exposition « Aux Beaux Carrés : travaux in situ », au Bon Marché jusqu’au 18 février, nous nous sommes entretenus avec l’artiste, notamment célèbre pour ses colonnes installées au Palais-Royal. Rencontre.

Sans exception, et depuis près de soixante ans, Daniel Buren utilise dans ses travaux « des bandes alternées blanches et colorées » de 8,7 centimètres. Au milieu de milliers de variants dans ses œuvres (matériaux, couleurs, objets, formes), ces rayures sont les seuls éléments invariables : il les a nommés son « outil visuel ». Rencontre avec cette légende de l’art non figuratif.

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ELLE. Vous travaillez régulièrement en collaboration avec d'autres artistes, pourquoi ?

Daniel Buren. Je travaille presque toujours avec d’autres personnes qui m’assistent dans la réalisation de mes expositions. Depuis 1967, je n’ai pas d’atelier, je travaille directement en lien avec le lieu dans lequel je suis invité, compte tenu de l’espace à couvrir et du temps pour le faire. Il m’est impossible de tout faire seul. Je suis contraint, et très heureux, de travailler avec d’autres. Lorsque je voyage, les assistants d’autres pays me permettent de découvrir des techniques que je n’aurais jamais su aborder seul dans mon atelier. Concernant les travaux avec d’autres artistes, je pense à Lawrence Weiner à New York dans les années 1970 ; Michael Asher en 1980 à Krefeld ; Côme Mosta-Heirt à Paris ; Anish Kapour à la galerie Continua à San Gimignano ; ou plus récemment Philippe Parreno à la galerie Mennour à Paris. Ces travaux de proximité avec un autre artiste...

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