Retirer un préservatif sans consentement : une forme de viol toujours trop peu reconnue

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Le « condom stealthing » (le retrait non consenti du préservatif pendant l’acte) est une forme d’agression sexuelle méconnue en France. D’un point juridique, aucune condamnation n’a jamais été prononcée. État des lieux avec Anne-Sophie Laguens, avocate pénaliste.  

12%. C’est, d’après une étude américaine, le nombre de femmes âgées de 21 à 30 ans ayant été victimes de stealthing au moins une fois dans leur vie. Cette agression sexuelle consiste à retirer le préservatif pendant un rapport, sans le consentement de sa ou son partenaire.  

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Pour lutter contre cette pratique, la Californie a mis en place, début septembre, un projet de loi. Si ce dernier est voté, le stealthing entrera dans la catégorie juridique des « agressions sexuelles » dans l’état américain. Les victimes pourront poursuivre en justice la personne qu’elles accusent et leur réclamer des dommages et intérêts. Cependant, même reconnus coupables, les auteurs des faits ne pourront pas être condamnés à des peines de prison. 

« C’est compliqué d’expliquer que tout était consenti, sauf ça »

En France, le sujet a récemment fait l’actualité avec le témoignage de Diane Saint-Réquier, éducatrice et formatrice en santé sexuelle. La jeune femme, qui a été victime d’un « condom stealthing », a raconté son expérience sur Twitter : « Je me repasse la scène, et je sais que je t’ai dit non. “Pas de pénétration sans capote” […] Et tu m’as pénétrée. Sans mon accord. Juste parce que tu pouvais, parce que tu en avais envie. […] Moi je tremble de dégoût et de choc, et toi tu me dis en boucle que je suis chiante, que je...

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