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Progestatifs et méningiome : quelles sont les trois nouvelles substances qui augmentent le risque, selon l'ANSM ?

À quel point les progestatifs sont-ils dangereux pour la santé des femmes ? On estime qu'environ 9 personnes sur 100 000 seront susceptibles de développer un méningiome chaque année et le genre féminin est un facteur de risque clairement identifié. Mais la prise prolongée de progestatifs pourrait un peu plus augmenter le risque. Entre 2019 et 2020, plusieurs études épidémiologiques ont montré qu'il existait "un risque de méningiome qui augmente avec la dose reçue, pour trois progestatifs", indique l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Il s'agissait alors d'Androcur (acétate de cyprotérone), Lutenyl (acétate de nomégestrol), Lutéran (acétate de chlormadinone) et génériques. Mais d'autres pourraient aussi augmenter le risque.

Après une série de recommandations énoncées en mars 2023 pour les progestatifs autres que "ceux à base d’acétate de cyprotérone (ACP), nomégestrol (ANMG) et chlormadinone (ACM), au regard du risque de méningiome", l'ANSM a publié ce 26 juin les résultats d'une étude visant à évaluer et éventuellement confirmer le lien entre la survenue d'un méningiome et les progestatifs suivants : progestérone, médrogestone, médroxyprogestérone, promégestone, diénogest. Le lien entre ce type de tumeur cérébrale et le stérilet hormonal (DIU au lévonorgestrel) a également été étudié.

Menée sur plus de 18 000 femmes opérées d'un méningiome et plus de 90 000 femmes "témoins" entre 2009 et 2018, l'étude a confirmé le surrisque lors de l'utilisation (...)

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