Sanna Marin, première ministre finlandaise dans la tourmente : « let's dance »

©Alamy/ABACA

Dernier exemple d’une série d’humiliations sexistes : la première ministre finlandaise a dû s’excuser publiquement d’avoir osé s’amuser. Entrons avec elle dans la danse !

« Je suis un être humain . J’aspire aussi parfois à la joie, à la lumière et au plaisir au milieu de ces nuages sombres. » C’est en ces termes que Sanna Marin, 36 ans, Première ministre finlandaise, la plus jeune dirigeante au monde, a présenté ses excuses après une semaine de polémiques. La voix s’étrangle d’émotion, mais peut-être que les mots lui restent en travers de la gorge ? Au cœur du scandale : une vidéo publiée le 17 août où on la voit danser et peut-être même boire avec des ami.e.s lors d’une fête privée. La belle affaire ?

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Sanna Marin aurait dû savoir qu’une femme politique qui danse doit suivre une étiquette très stricte : danser officiellement (Bernadette Chirac avec un président chinois, Theresa May au Kenya) ; avoir, si possible, plus de 60 ans (les mêmes) ; et l’air vaguement empoté (idem). Tout le monde ricane, tout est bien débranché – le corps, le plaisir, tout ça –, c’est parfait. Tout le contraire de Sanna, qui, non seulement danse avec des copines comme une fille de son âge : en levant haut les bras, en faisant des moues et en criant wouh !, mais, qui, en plus, est jeune, belle, joueuse... Désirable ? « Hors de contrôle », « Indécente », « Incompétente » pour ses opposants. Qui ont illico réclamé un test antidrogue, auquel la jeune femme s’est prêtée (négatif).

Le sexisme en 2022

Sanna Marin aurait dû savoir que, en...

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