Les meilleurs films de Spike Lee à (re)voir

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Les meilleurs films de Spike Lee à (re)voir
Engagé. Quel mot pourrait mieux qualifier le cinéma de Spike Lee que celui-ci. Depuis ses débuts sur le grand écran, en 1986, avec « Nola Darling n’en fait qu’à sa tête », le réalisateur n’a cessé d’aborder des sujets de société et de mettre en avant les discriminations subies par la communauté afro-américaine aux États-Unis. Il en a fait une signature. En 25 films, Spike Lee a décrit et dénoncé toutes sortes de phénomènes sociaux et d’injustices.Parler au nom de toute une communautéAinsi, dans son troisième film intitulé « Do the right thing », sorti en 1989, le réalisateur met en scène les violences policières contre la communauté noire dans le New York des années 1980. Dans ce long-métrage, Spike Lee incarne un livreur dans une pizzeria tenue par des Italiens à Brooklyn. Nommé aux Oscars, aux Golden Globes, ainsi qu’au Festival de Cannes, l’esprit Spike Lee commence à se distiller dans le monde du cinéma international. Dans « Jungle fever », sorti en 1991, avec Wesley Snipes et Annabelle Sciorra, Spike Lee raconte l’histoire d’amour complexe qui unit un architecte d’origine africaine et sa secrétaire d’origine italienne. Par la satire sociale, le réalisateur expose le tabou autour des couples mixtes, encore vif dans les années 1990.À 35 ans, il réalise un biopic de l’activiste controversé Malcolm X. Avec Denzel Washington dans le rôle principal, le film rencontre un succès fou et est nommé dans de nombreuses compétitions. Il remporte plusieurs prix dont celui du meilleur acteur à la Berlinale 1993. Inscrit au National film registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, « Malcolm X » fait aujourd’hui partie des œuvres à l’importance culturelle, historique et esthétique indéniables. Le style engagé de Spike Lee ne l’a pas pour autant empêché de réaliser des films plus « hollywoodiens », comme « Inside man : l’homme de l’intérieur », sorti en 2006. Avec un casting prestigieux incluant Denzel Washington, Clive Owen et Jodie Foster, le réalisateur Lee signe un film de gangsters prêts à tout pour réaliser le casse du siècle. « Le regard de Spike Lee est plus que jamais précieux »En 2018, le cinéaste revient avec la comédie inspirée d’une histoire vraie « BlackKklansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan » et met en scène les acteurs John David Washington et Adam Driver. Dans ce film, Spike Lee se permet des parallèles troublants sur le racisme aux États-Unis à la fin des années 1970 et aujourd’hui, dans l’Amérique de Donald Trump. Cela lui vaut de remporter l’Oscar du meilleur scénario adapté et le Grand Prix du Festival de Cannes. Reconnu internationalement pour son cinéma, Spike Lee est choisi en 2021, pour être le président du jury du Festival de Cannes. « Le regard de Spike Lee est plus que jamais précieux », affirmaient à l’unisson Pierre Lescure, le président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, son délégué général, dans leur communiqué. (©Boyer-Hahn-Marechal/ABACA)
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L'affiche de "Nola Darling n'en fait qu'à sa tête", premier film de Spike Lee (1986)

Dans She’s Gotta Have It (1986), Spike Lee suit les pas d’une jeune femme Afro-Américaine et ses péripéties amoureuses dans le quartier de Fort Green à New York. Nola Darling est une femme libre, qui a deux amants et aucun complexe : enfin un personnage qui n’attend rien de personne !


(©Island Pictures)
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Affiche de "Do the right thing" sorti en 1989

Une journée caniculaire dans le quartier noir de Bedford-Stuyvesant, à New York. Quand Radio Raheem se rend compte qu’il manque des clients noirs sur le Hall of Fame de la pizzeria de quartier, il lance une pétition. Alors qu’il parcourt les rues du quartier avec son ghetto blaster sur l'épaule, il est tué par un officier. De graves émeutes débutent.


(©RONALDGRANT/MARY EVANS/SIPA)
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Wesley Snipes et Annabelle Sciorra dans "Jungle fever" (1991)

Flipper est un architecte de Harlem. Il a tout pour être heureux : une carrière prometteuse et une femme, Drew. Mais tout s’écroule quand il entame une liaison avec sa secrétaire, Angela. Il est noir, elle est blanche et d’origine italienne. Quand ses proches apprennent la nouvelle, les réactions sont mitigées.


(©REX FEATURES/SIPA)
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Denzel Washington dans "Malcolm X" (1993)

Spike Lee consacre un biopic édifiant au militant pour les droits civiques Malcolm X. Un homme aux engagements controversés, dont le film retrace les actions clés : ses arrestations, la création de la Nation of Islam, sa conversion religieuse, son mariage mais aussi son enfance et son expérience du racisme aux Etats-Unis.


(©Boyer-Hahn-Marechal/ABACA)
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"Crooklyn", un film aux airs autobiographiques (1995)

Spike Lee s’est toujours inspiré de sa propre histoire pour écrire ses films. « Crooklyn » en est la preuve la plus évidente. Réalisé en 1995, ce long-métrage raconte l’histoire d’une famille noire qui se débat avec humour contre les ennuis répétitifs qu’ils doivent affronter au quotidien dans le Brooklyn des années 1970.


(©WEBER ANITA/SIPA)
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Denzel Washington et Clive Owen dans "Inside man : l’homme de l’intérieur" (2006)

Un mercenaire, Dalton Russell, embarque ses trois complices dans le braquage du siècle. Leur cible ? L’une des plus grandes banques de Manhattan dans laquelle repose un trésor inestimable. A l’extérieur, le capitaine Darius et ses hommes tentent coûte que coûte de libérer les otages et capturer les gangsters.



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(©Rex Features/REX/SIPA)

Ce 20 mars, Spike Lee fête ses 66 ans.Engagé. Quel mot pourrait mieux qualifier le cinéma de Spike Lee que celui-ci. Depuis ses débuts sur le grand écran, en 1986, avec « Nola Darling n’en fait qu’à sa tête », le réalisateur n’a cessé d’aborder des sujets de société et de mettre en avant les discriminations subies par la communauté afro-américaine aux États-Unis. Il en a fait une signature. En 25 films, Spike Lee a décrit et dénoncé toutes sortes de phénomènes sociaux et d’injustices.Parler au nom de toute une communautéAinsi, dans son troisième film intitulé « Do the right thing », sorti en 1989, le réalisateur met en scène les violences policières contre la communauté noire dans le New York des années 1980. Dans ce long-métrage, Spike Lee incarne un livreur dans une pizzeria tenue par des Italiens à Brooklyn. Nommé aux Oscars, aux Golden Globes, ainsi qu’au Festival de Cannes, l’esprit Spike Lee commence à se distiller dans le monde du cinéma international. Dans « Jungle fever », sorti en 1991, avec Wesley Snipes et Annabelle Sciorra, Spike Lee raconte l’histoire d’amour complexe qui unit un architecte d’origine africaine et sa secrétaire d’origine italienne. Par la satire sociale, le réalisateur expose le tabou autour des couples mixtes, encore vif dans les années 1990.À 35 ans, il réalise un biopic de l’activiste controversé Malcolm X. Avec Denzel Washington dans le rôle principal, le film rencontre un succès fou et est nommé dans de nombreuses compétitions. Il remporte plusieurs prix dont celui du meilleur acteur à la Berlinale 1993. Inscrit au National film registry pour être conservé à la Bibliothèque du Congrès des États-Unis, « Malcolm X » fait aujourd’hui partie des œuvres à l’importance culturelle, historique et esthétique indéniables. Le style engagé de Spike Lee ne l’a pas pour autant empêché de réaliser des films plus « hollywoodiens », comme « Inside man : l’homme de l’intérieur », sorti en 2006. Avec un casting prestigieux incluant Denzel Washington, Clive Owen et Jodie Foster, le réalisateur Lee signe un film de gangsters prêts à tout pour réaliser le casse du siècle. « Le regard de Spike Lee est plus que jamais précieux »En 2018, le cinéaste revient avec la comédie inspirée d’une histoire vraie « BlackKklansman : J’ai infiltré le Ku Klux Klan » et met en scène les acteurs John David Washington et Adam Driver. Dans ce film, Spike Lee se permet des parallèles troublants sur le racisme aux États-Unis à la fin des années 1970 et aujourd’hui, dans l’Amérique de Donald Trump. Cela lui vaut de remporter l’Oscar du meilleur scénario adapté et le Grand Prix du Festival de Cannes. Reconnu internationalement pour son cinéma, Spike Lee est choisi en 2021, pour être le président du jury du Festival de Cannes. « Le regard de Spike Lee est plus que jamais précieux », affirmaient à l’unisson Pierre Lescure, le président du Festival de Cannes, et Thierry Frémaux, son délégué général, dans leur communiqué.