Les stations de ski remontées contre le gouvernement

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Professionnels du ski et des élus locaux ont publié une pétition pour dénoncer la décision du gouvernement de donner l'accord aux stations de sports d'hiver d'ouvrir mais sans remontées mécaniques ni "équipements publics". 

Des stations ouvertes mais... sans possibilité de ski : la décision du gouvernement présentée jeudi par le Premier ministre suscite l'incompréhension des acteurs de la montagne qui entendent se battre pour sauver la cruciale saison de Noël. Après la douche froide présidentielle mardi, Jean Castex a détaillé l'"ouverture" possible des stations de ski pour les vacances de fin d'année: un "oui mais" sans remontées mécaniques, ni "équipements publics". Au nom des "flux très importants de population" et des activités "susceptibles de solliciter" les hôpitaux.

Bien qu'enregistrant une baisse de l'incidence du coronavirus, la Haute-Savoie et la Savoie restent les deux départements les plus touchés par l'épidémie. Début février, la station haut-savoyarde des Contamines-Montjoie avait enregistré l'un des premiers clusters de l'épidémie dans une famille britannique ayant séjourné dans un chalet.

L'annonce du gouvernement, "c'est totalement incompréhensible", a réagi auprès de l'AFP Jean-Luc Boch, président de l'Association nationale des maires de stations de montagne (ANMSM) et de France Montagnes, organisme de promotion de la destination. "Il faut nous dire clairement qu'on veut tuer les stations. Il faut nous le dire !", s'est emporté le président de l'ANMSM.

Quant à l'argument de la situation des hôpitaux proches de la saturation à cause du Covid-19, "rappelons que 92 à 94% des accidentés du ski sont traités en cabinets de station. Et il y a aussi beaucoup de place dans les cliniques privées", a-t-il insisté. "Tout notre travail a été balayé d'un revers de main", a déploré Alexandre Maulin, président de Domaines skiables de France (DSF), les opérateurs des 250 stations françaises. Car "conscients que la situation sanitaire(...)


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