Suicide d'un ancien prêtre : l'archevêque de Strasbourg interroge la responsabilité de l’Église

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Après le suicide d’un ancien prêtre condamné pour détention d’images pornographiques en 2013, l’archevêque de Strasbourg a fait part de son « étonnement » quant à la façon dont l’Église avait géré de nouvelles accusations portées contre cet homme.

« Je ne peux taire mon étonnement et un certain nombre de questions », notamment sur les « responsabilités pénales et morales de l’Institution dans la connaissance et le traitement de ce dossier ». Dans un communiqué en réaction à un article du journal régional Les Dernières Nouvelles d’Alsace (DNA), l’archevêque de Strasbourg, Mgr Luc Ravel, s’est interrogé sur la responsabilité de l’Église après le suicide d’un ancien prêtre.

Le 1er janvier au soir, deux personnes ont été mortellement percutées par un TER dans le Bas-Rhin. Le parquet de Strasbourg avait indiqué lundi 2 janvier qu’il s’agissait probablement d’un homme et de sa mère ayant volontairement mis fin à leurs jours. Leurs identités n’ont pas été communiquées mais selon les informations des DNA, l’homme de 50 ans était un ancien prêtre, renvoyé de l’état clérical après une condamnation en 2013 pour détention et diffusion d’images pédopornographiques.

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D’après le journal régional, l’homme était visé depuis peu par une plainte pour viol sur mineur concernant des faits remontant à 2008, lorsqu’il était aumônier dans un collège privé de Strasbourg. Des accusations suivies d’une « soudaine mutation » et d’une nomination comme « curé-doyen » dans une paroisse alsacienne, relève Mgr Ravel.

Entrave à la justice

De son côté, estimant...

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