Syndrome du choc toxique : la coupe menstruelle aussi dangereuse que le tampon ?

Alice Augustin

Après un cas de syndrome de choc toxique avec une coupe menstruelle, de nombreuses questions se posent sur ce dispositif plébiscité par les femmes. Enquête.

Deux pieds et dix-huit phalanges amputés. Le 21 janvier, Le Parisien publiait le témoignage de Sandrine Graneau, une infirmière de 36 ans victime d'un syndrome du choc toxique (SCT) provoqué par une coupe menstruelle. Ce cas est le premier révélé en France avec ce type de protection, le SCT étant plutôt associé aux tampons (une vingtaine de cas signalés en France chaque année). L'émoi est à la hauteur du succès rencontré par la coupe menstruelle, devenue une alternative plébiscitée par les femmes de plus en plus méfiantes à l'égard des tampons après des cas de SCT très médiatisés et des révélations sur la présence de substances toxiques dans leur composition.

Vade retro le tampon ? Aujourd'hui, 9 % des 16 millions de Françaises en âge d'avoir leurs règles utilisent une coupe, selon une étude de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) et on ne compte plus les marques dont les slogans féministes et les messages bien-être et écolo rassurent les femmes. La coupe menstruelle, principalement fabriquée en silicone médical, contiendrait moins ou pas du tout de substances toxiques, serait plus respectueuse de notre organisme en plus d'être économique et écologique car réutilisable. Une mini-révolution intime et un succès tel que Tampax en commercialise un modèle depuis 2018. La coupe a le vent en poupe (…)               

"On ne peut pas affirmer lequel d'une coupe ou (...)

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