Témoignages : à l'âge adulte, elles ont décidé de reprendre leurs études

© Document personnel

Reprendre son cartable pour aller étudier, à 30 ans, 40 ans, 50 ans... Et pourquoi pas ? Sylvie Retailleau, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, a déclaré dans un discours devant la Commission des affaires culturelles et de l’éducation, à l'Assemblée nationale, le 21 septembre 2022, vouloir "renforcer le droit à la reprise d’études qui, selon elle, ne peuvent plus et ne doivent plus être exclusivement linéaires". D'autant que de plus en plus d’actifs cherchent à se reconvertir ou à acquérir de nouvelles compétences dans leur domaine professionnel. Ainsi, 93% des Français déclarent qu’il est important de se former tout au long de sa vie et près des trois quarts des actifs affirment avoir déjà suivi une formation professionnelle (Sondage Harris Interactive pour les Acteurs de la compétence, février 2022). Pour changer de job, obtenir un diplôme, ou progresser dans les échelons, certains retournent sur les bancs de l’école, pour une ou plusieurs années, à côté de camarades de promo ayant parfois l’âge de leurs enfants. "Reprendre des études pour un cycle long est plus courant aujourd’hui car les dispositifs le permettent", assure le sociologue Serge Guérin. "Tout chambouler pour s’épanouir professionnellement est bien vu socialement. C’est aussi un moyen de se réaliser." Nos témoins le confirment : étudier, c’est usant, mais stimulant !

Karel, 31 ans, en école d’infirmières.

Après avoir été dix ans technicienne dans un laboratoire d’analyses médicales, j’ai décidé (...)

(...) Cliquez ici pour voir la suite