Variole du singe : l’infectiologue Karine Lacombe se dit « plutôt inquiète »

Dans une interview accordée au Parisien samedi 4 juin, la cheffe du service d’infectiologie de l’hôpital Saint-Antoine à Paris se confie sur ses craintes de voir les cas de « monkeypox » augmenter.

Cinquante-et-une infections et beaucoup d’autres qui seraient sous-estimées. Interrogée par « Le Parisien » samedi 4 juin sur la progression de la variole du singe en France, l’infectiologue Karine Lacombe s’est dit « plutôt inquiète ». « Nous sommes en pleine poussée épidémique avec de plus en plus cas », affirme la cheffe du service d’infectiologie de l’hôpital Saint-Antoine à Paris.

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Le premier cas de cette maladie rare, originaire d’Afrique de l’Ouest, a été détecté le 19 mai. Depuis, les chiffres ne font que grimper : 16 infections le 30 mai, 33 trois jours plus tard, dont 24 en région parisienne. Pour la spécialiste Karine Lacombe, ces chiffres sont « très probablement sous-estimés ».

Prévention compliquée

En cause : la difficulté du dépistage. Comme la variole du singe est classée agent pathogène par l’Organisation mondiale de la santé, « le diagnostic virologique doit être fait par des centres spécialisés, dont il n’existe qu’une poignée en France, dont deux à Paris ».

Karine Lacombe fait état de deux inquiétudes : l’absence de traitement – l’antiviral adéquat n’étant disponible qu’en quantité limitée – et les inconnues de la prévention. La stratégie du gouvernement de ne vacciner que les personnes à risque et cas contacts contre la variole interroge l’infectiologue : « Cette vaccination dite...

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