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Viols en Israël - Laurence Rossignol : « Les adversaires du féminisme se frottent les mains »

Si la dimension sexiste de certains crimes du Hamas le 7 octobre ne fait aucun doute pour la sénatrice et ex-ministre des Droits des femmes, Laurence Rossignol regrette que des militantes rechignent à le reconnaître. Entretien.

Le 25 novembre dernier, lors de la traditionnelle manifestation parisienne contre les violences sexuelles et sexistes, un groupe de femmes juives a déploré sa mise à l’écart du cortège et son empêchement de manifester. Et depuis les attaques terroristes du Hamas en Israël le 7 octobre, des voix s’élèvent pour dénoncer « le silence des féministes ». Que se passe-t-il ?

Contrairement à d’autres mouvements, la Fondation des Femmes, puis les Femen ont dénoncé sans ambiguïté ces violences sexuelles, tout en défendant les droits des femmes palestiniennes. La sénatrice (PS) du Val-de-Marne Laurence Rossignol, vice-présidente de la Délégation aux droits des femmes et ex-ministre des Droits des femmes, est sur la même ligne. Féministe de longue date, elle a alerté dès le 7 octobre sur les dangers de la libération de la parole antisémite. Cash et sans langue de bois, elle nous éclaire sur les déchirures actuelles du féminisme.

ELLE. Y a-t-il eu une minimisation des violences sexuelles et sexistes commises par le Hamas le 7 octobre par certaines féministes ?
Laurence Rossignol. Oui. La réaction féministe est indissociable du climat politique. Dès le premier jour, des voix politiques fortes, portées entre autres par Jean-Luc Mélenchon et ses amis, ont engagé le débat public dans des termes toxiques. Ils ont laissé entendre que l’attaque du Hamas ne relevait pas du pogrom mais de la « résistance...

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