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Visite privée : un hôtel particulier immaculé

L’architecte d’intérieur Damien Langlois-Meurinne garde un souvenir féerique de sa première visite dans cet appartement parisien majestueux de l’île Saint-Louis. « Je l’ai découvert en plein hiver, un jour de neige, se rappelle-t-il. Tout était d’un blanc immaculé, dans un silence total. J’avais l’impression d’entrer dans un château en Provence. » Appartenant à un couple français, le lieu est situé à l’étage noble de l’unique aile d’un imposant hôtel particulier construit entre 1637 et 1642, doté à l’origine de son propre jardin à la française. Dans un passé plus proche, il avait été décoré pour ses anciens propriétaires par Jacques Garcia dans un esprit hautement classique avec du mobilier du XVIIe siècle, des tentures murales et des tonalités jaune et rouge. Si le style de l’appartement est différent, l’architecte a apporté très peu de modifications à sa structure. Son intention initiale était de supprimer la série de mezzanines ajoutées dans les années 80 par un promoteur immobilier, mais il n’en a pas obtenu l’autorisation. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il a transformé les contraintes volumétriques des pièces concernées en atouts en les rendant particulièrement cosy. « Je les ai traitées comme des boîtes, en unifiant partout la couleur des murs et du plafond, explique-t-il. Une façon d’en faire des cocons. » Le reste de son approche a été résolument moderne. « J’avais envie d’inscrire cet appartement dans le XXIe siècle », confie Damien Langlois-Meurinne. La cheminée monumentale du salon en marbre Calacatta Oro en est le parfait exemple, avec ses lignes sobres et ses formes géométriques pures. Le caractère contemporain des œuvres d’art et le mobilier, rassemblés avec la collaboration du cabinet de consulting parisien Aster chargé de faire des propositions en art et design, est également en rupture totale avec le décor précédemment imaginé par Jacques Garcia. La pièce la plus ancienne ? La suspension « Solenn 4938 » en laiton du designer suédois Hans-Agne Jakobsson. Sa date de création ? Pas plus loin que 1962.

Visite privée : un hôtel particulier immaculé

L’architecte d’intérieur Damien Langlois-Meurinne a fait passer au xxie siècle cet appartement niché dans un hôtel particulier XXIe de l’île Saint-Louis, à paris. Avec esprit et rigueur, il a su mixer œuvres d’art contemporaines, pièces de design et patchwork de matériaux. Résultat, une subtile élégance veloutée.L’architecte d’intérieur Damien Langlois-Meurinne garde un souvenir féerique de sa première visite dans cet appartement parisien majestueux de l’île Saint-Louis. « Je l’ai découvert en plein hiver, un jour de neige, se rappelle-t-il. Tout était d’un blanc immaculé, dans un silence total. J’avais l’impression d’entrer dans un château en Provence. » Appartenant à un couple français, le lieu est situé à l’étage noble de l’unique aile d’un imposant hôtel particulier construit entre 1637 et 1642, doté à l’origine de son propre jardin à la française. Dans un passé plus proche, il avait été décoré pour ses anciens propriétaires par Jacques Garcia dans un esprit hautement classique avec du mobilier du XVIIe siècle, des tentures murales et des tonalités jaune et rouge. Si le style de l’appartement est différent, l’architecte a apporté très peu de modifications à sa structure. Son intention initiale était de supprimer la série de mezzanines ajoutées dans les années 80 par un promoteur immobilier, mais il n’en a pas obtenu l’autorisation. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, il a transformé les contraintes volumétriques des pièces concernées en atouts en les rendant particulièrement cosy. « Je les ai traitées comme des boîtes, en unifiant partout la couleur des murs et du plafond, explique-t-il. Une façon d’en faire des cocons. » Le reste de son approche a été résolument moderne. « J’avais envie d’inscrire cet appartement dans le XXIe siècle », confie Damien Langlois-Meurinne. La cheminée monumentale du salon en marbre Calacatta Oro en est le parfait exemple, avec ses lignes sobres et ses formes géométriques pures. Le caractère contemporain des œuvres d’art et le mobilier, rassemblés avec la collaboration du cabinet de consulting parisien Aster chargé de faire des propositions en art et design, est également en rupture totale avec le décor précédemment imaginé par Jacques Garcia. La pièce la plus ancienne ? La suspension « Solenn 4938 » en laiton du designer suédois Hans-Agne Jakobsson. Sa date de création ? Pas plus loin que 1962.