La charge sexuelle, cette autre charge mentale pour les femmes

Supporter les effets secondaires des contraceptifs, s’enquérir du plaisir de son partenaire avant le sien, s’imposer régimes et épilations pour se plier aux normes esthétiques. Deux journalistes dressent un état des lieux de ce labeur sexuel invisible lié à de multiples injonctions que les femmes ont intégrées et supportent quotidiennement.

Comme un pavé dans la mare de l’intimité. Tout a commencé par un article publié sur le pure player Slate, en février 2019. La journaliste Clémentine Gallot mettait en lumière une charge quotidienne liée à l’intime, sur le modèle des charges mentale et émotionnelle. Un concept qui a résonné dans la presse. « À l’époque, j’ai trouvé intéressant que Clémentine Gallot mette des mots sur quelque chose du quotidien. Je travaillais sur un projet autour des différentes pressions sexuelles et j’ai senti qu’on pouvait faire quelque chose ensemble », se rappelle Caroline Michel, journaliste sexo et collaboratrice pour ELLE.fr.  Elle la contacte et quelques mois plus tard « La charge sexuelle » voit le jour aux éditons First. Un essai engagé de 200 pages qui décortique « l’addition de la charge mentale et la charge émotionnelle transposée dans la sexualité ». Une somme de petites attentions et grandes pressions que portent bien souvent les femmes dans un couple hétérosexuel.

La contraception, une affaire de femmes

« Le corps médical et les campagnes d’information n’ont cessé (et ne cessent) de cibler les femmes puisqu’après tout, la suite se passe dans leur corps. Faut-il alors rappeler que les hommes fertiles le sont 100 % du temps, alors que les femmes, seuls quatre à cinq jours par mois ? », écrivent les autrices. Elles se saisissent de cette question qui selon Caroline Michel « aide à comprendre la charge sexuelle »....

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