Déclin cognitif : existe-t-il un lien entre les cauchemars et la démence ?

ISTOCK/ KatarzynaBialasiewicz

Près de 50 millions de personnes sont atteintes de démence dans le monde, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s'agit d'une détérioration des fonctions cognitives touchant principalement les personnes âgées et affectant la mémoire, le raisonnement, l’orientation, la compréhension, le calcul, la capacité d’apprentissage, le langage et le jugement.

Dans une récente étude publiée le 21 septembre dans le journal eClinicalMedicine, des chercheurs britanniques se sont interrogés sur le lien entre les cauchemars et le risque de démence. Ils sont arrivés au constat suivant : les personnes âgées qui font fréquemment des cauchemars seraient plus susceptibles de se voir diagnostiquer une démence plus tard dans leur vie.

Pour mener à bien leurs travaux, les scientifiques ont examiné entre 2002 et 2012 les données de 600 hommes et femmes adultes âgés de 35 à 64 ans, et 2.600 adultes âgés de 79 ans et plus, ne présentant aucun antécédent médical. Les chercheurs ont suivi pendant neuf ans les participants du groupe ayant entre 35 et 64 ans et cinq ans le groupe de participants âgés de 79 ans et plus.

Ces derniers ont ensuite dû remplir une série de questionnaires, qui comprenaient notamment des questions sur la fréquence des cauchemars. Ensuite, les chercheurs ont analysé les données à l'aide d'un logiciel statistique afin de déterminer si les participants ayant une fréquence plus élevée de cauchemars étaient plus susceptibles de connaître un déclin cognitif et d'être diagnostiqués (...)

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