Droits LGBT : controverse autour de la prise en charge des jeunes transgenres

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Les médecins accèdent-ils trop vite à la demande de certains mineurs de changer de genre ? La controverse est vive, entre des psychanalystes appelant à la « prudence » et des associations qui dénoncent en retour une approche transphobe.

Il est « crucial d’interroger la demande, supposée être celle de l’enfant, de changer de sexe », plaide « l’Observatoire de la petite sirène », un collectif de psychanalystes, pédopsychiatres et autres psychologues.

Sur son site observatoirepetitesirene.org, le collectif alerte sur les conséquences « irréversibles » des traitements médicaux, notamment des hormones prescrites pour « bloquer » la puberté. Il dénonce également les « discours idéologiques » et autres « pressions politiques » qu’exerceraient des associations LGBTQI sur les mineurs et leurs familles.

« Il y a une accumulation de témoignages qui nous inquiètent sur le fait que des enfants, embrigadés sur internet, sont poussés vers la transition trop rapidement », explique Caroline Eliacheff, psychanalyste et co-directrice de l’Observatoire de la Petite sirène.

« Les jeunes s’auto-diagnostiquent trans et lorsqu’ils viennent consulter, certains médecins se contentent d’acquiescer », affirme-t-elle.

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Les associations dénoncent une approche transphobe

Des arguments vivement rejetés par les associations de soutien aux personnes LGBT. « Ces gens diffusent en fait un discours clairement transphobe », s’insurge Lucile Jomat, présidente de SOS homophobie.

« Nous ne faisons pas de prosélytisme », répond de son côté Anaïs Perrin-Prevelle, coprésidente de l’association...

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