10% des 15-25 ans pensent être bien informés sur la notion de consentement (il y a encore du boulot)

Katia Rimbert
Journaliste

Une récente étude affirme que les jeunes Français ne sont que très peu à être vraiment au courant de ce qu’est le consentement. Filles comme garçons. Et autant dire que c’est assez inquiétant.

Le consentement. Ce mot qui existe depuis la nuit des temps, cette notion qui est tout simplement le béa.ba de toute relation humaine, et qui se retrouve au coeur de l’actualité grâce au mouvement #MeToo et à la libération de la parole des femmes. Et pas pour les bonnes raisons, évidemment. Pourtant, c’est assez simple. Il suffit de dégainer un dico pour en comprendre le sens. Ou de taper ça dans Google.

Entre adultes consentants

“Action de donner son accord à une action, à un projet.” C’est aussi simple que cela. Acquiescement, approbation, assentiment. Autant de synonymes qui permettent d’avoir une toute petite idée de ce que c’est. Pour la faire courte, lorsqu’on vous dit non (ou qu’on ne vous dit pas oui), c’est NON. Ça ne veut pas dire peut-être, ni qu’on ne sait pas trop, ni qu’on n’arrive pas à se décider donc que la décision finale vous revient, ni pourquoi pas. C’est non, point.

Si on en parle autant depuis quelques années, c’est aussi parce que cette notion qui est bien trop peu abordée chez les plus jeunes. Une étude réalisée par le chatbot Jam s’est intéressée aux Français âgés de 15 à 25 ans et à leur éducation sexuelle. Sur les 1000 personnes sondées, 75% s’estiment être bien informées sur la sexualité de manière générale. Sauf qu’elles sont seulement 10% à penser qu’elles ont été suffisamment sensibilisées au consentement et 68% à avouer que les “limites du consentement ne sont pas assez claires et précises”. C’est là qu’il y a un problème.

Désinformation et intox

L’enquête a tenté de trouver des raisons à cette méconnaissance. Elle révèle que les moins de trente ans ne seraient pas assez informés sur le sujet par leurs parents mais aussi par leur(s) médecin(s) et à l’école. Et forcément, quand ils vont chercher l’information par eux-mêmes, c’est souvent dans le porno. Du moins, c’est le cas de 14% des garçons. Est-il utile de rappeler que ce n’est pas en matant un film X qu’on apprend la vie ?

Les autres tentent de glaner des infos sur Internet (où on trouve tout et n’importe quoi), les réseaux sociaux (pour 11%) ou auprès de leurs proches (ils sont 33% tout de même) mais en avouant que cela reste souvent tabou... Donc pas simple d’avoir des réponses à ses questions.

Néanmoins, pour 85% des jeunes, le sexe est très important dans une relation. Sauf que paradoxalement, le sondage révèle une baisse de leur libido. Ils sont 48% à confier qu’ils ont moins de rapports sexuels qu’avant. Leurs raisons ? Le stress mais aussi la pornographie (pour 25% des interrogés), l'insatisfaction sexuelle (22% des participants ainsi que l’omniprésence des écrans (20%). Ça ne fait pas vraiment rêver d’être un millenial finalement.

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