Une contraception sans effets secondaires et pour tous.tes, c'est le combat de ces féministes

Katia Rimbert
Journaliste
Une contraception sans effets secondaires et pour tous.tes, c'est le combat de ces féministes

La journaliste Sabrina Debusquat a un combat : que les femmes (et les hommes) puissent prendre leur contraception sereinement. Et elle n’est pas la seule puisque plusieurs personnalités la soutiennent et en appellent au gouvernement dans une vidéo.

Choisir sa contraception, c’est avant tout une décision personnelle et propre à chacune parce qu’il faut trouver celle qui vous convient le mieux. Vous tiquez au mot “chacune” ? Nous aussi mais il n’est pas anodin. S’il existe des contraceptifs dédiés aux hommes et plusieurs projets dans les tuyaux notamment une pilule masculine, c’est encore majoritairement les femmes qui sont responsables de la contraception.

Et quand on choisit la pilule comme la majorité des Françaises - 33,2% en 2016 selon le Baromètre santé - on ne sait pas toujours (voire jamais) ses effets secondaires. Pour la journaliste santé et féministe Sabrina Debusquat, il faut que ça change.

Le revers de la médaille

Dans son livre J’arrête la pilule (2017), la jeune femme avait rassemblé de nombreux témoignages de femmes souffrant de leur contraception hormonale avec le hashtag #PayeTaContraception sur Twitter. Beaucoup d’entre elles affirmaient ne pas avoir été informées des risques qu’elles encouraient à gober ce petit médicament. Migraine, dépression, douleurs aux seins, prise de poids, sautes d’humeur, baisse de la libido, acné… Pour ne citer que quelques exemples des symptômes assez pénibles. Ce qu’elle ne savaient pas non plus, c’est qu’elles s’exposaient à d’autres effets bien plus dangereux pour la santé comme des accidents vasculaires cérébraux ou des embolies pulmonaires.

En avril dernier, la militante a lancé une pétition sur Change.org, intitulé Marre de souffrir pour ma contraception. Parmi les plus de 25 000 signataires, se trouvent plusieurs personnalités telles que les journalistes Lauren Bastide et Fiona Schmidt ou l’actrice Noémie de Lattre mais aussi des victimes comme Marion Larat, qui a eu AVC imputé à une pilule contraceptive à l’âge de 19 ans. Et aujourd’hui, ces femmes engagées ont décidé d’aller plus loin.

La contraception pour tous.tes

Dans une vidéo, elles lancent un appel au gouvernement français. Leur demande ? Qu’il y ait une concertation nationale autour de la contraception. Le but ? Premièrement, mettre au point des contraceptions sans effets secondaires. Deuxièmement, qu’elle ne soient pas réservées au sexe féminin et qu’on abatte une bonne fois pour toutes la charge contraceptive qu’elles subissent. Tout est dit juste en dessous.

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