1 / 7

Food : les 20 ans qui ont tout changé

Souvenez-vous, c’était il y a déjà 20 ans. Les euros débarquaient dans notre porte-monnaie. Les filles portaient encore des tee-shirts blancs sous des tops noirs à bretelles et accrochaient des petites pinces papillon dans leurs cheveux. À la radio, le groupe Zebda chantait « Tomber la chemise », Image nous entraînait « Jusqu’au bout de la nuit », tandis que le clip « One More Time » de Britney Spears tournait en boucle sur MTV. Pendant que les plus jeunes imitaient sa minijupe plissée, on suivait les aventures de Carrie Bradshaw et ses copines de « Sex and the City » en rêvant de cupcakes et d’escarpins Manolo Blahnik. Comme Internet n’avait pas encore remplacé la télévision, on enchaînait le soir « Les Guignols » sur Canal +, « Un gars, une fille » sur M6, et « Julie Lescaut » sur TF1. Au cinéma, on s’enflammait devant « Matrix », « Rosetta », « Tout sur ma mère », « Vénus beauté » ou « La Bûche », tandis que les faire-part de naissance se réjouissaient de l’arrivée de quantité de Léa et de Lucas.Côté table, l’Espagne était en pleine effervescence. Le chef catalan Ferran Adrià attirait les gourmets du monde entier qui se pressaient dans son restaurant El Bulli pour goûter à une cuisine dite moléculaire, en passe de bouleverser le microcosme gastronomique. Pendant ce temps, en France, dans la foulée des précurseurs Yves Camdeborde et Michel Rostang, c’était le grand retour des bistrots initiant un mouvement baptisé « bistronomie » par le critique Sébastien Demorand, popularisé par les trublions du Fooding®, et qui a, depuis, fait des petits partout dans le monde. Autre précurseur, le chef Alain Passard, triplement étoilé depuis 1996 dans son restaurant parisien Arpège, provoquait un miniséisme dans l’univers de la gastronomie en décidant de bannir la viande de son menu pour faire la part belle au végétal, libérant le légume du simple rôle de garniture. Deux tendances qui ont influencé deux générations de chefs, et une double révolution dont on récolte les fruits aujourd’hui.

Food : les 20 ans qui ont tout changé

C’est en 1999 que le magazine ELLE à table a été lancé. Vingt ans plus tard, la fin du 20e siècle nous paraît déjà si loin… Il faut dire que, dans le domaine de la cuisine, comme dans de nombreux autres, beaucoup de choses ont évolué. Pour faire le point, suivez le guide pour un circuit aussi nostalgique qu’ébouriffant !Souvenez-vous, c’était il y a déjà 20 ans. Les euros débarquaient dans notre porte-monnaie. Les filles portaient encore des tee-shirts blancs sous des tops noirs à bretelles et accrochaient des petites pinces papillon dans leurs cheveux. À la radio, le groupe Zebda chantait « Tomber la chemise », Image nous entraînait « Jusqu’au bout de la nuit », tandis que le clip « One More Time » de Britney Spears tournait en boucle sur MTV. Pendant que les plus jeunes imitaient sa minijupe plissée, on suivait les aventures de Carrie Bradshaw et ses copines de « Sex and the City » en rêvant de cupcakes et d’escarpins Manolo Blahnik. Comme Internet n’avait pas encore remplacé la télévision, on enchaînait le soir « Les Guignols » sur Canal +, « Un gars, une fille » sur M6, et « Julie Lescaut » sur TF1. Au cinéma, on s’enflammait devant « Matrix », « Rosetta », « Tout sur ma mère », « Vénus beauté » ou « La Bûche », tandis que les faire-part de naissance se réjouissaient de l’arrivée de quantité de Léa et de Lucas.Côté table, l’Espagne était en pleine effervescence. Le chef catalan Ferran Adrià attirait les gourmets du monde entier qui se pressaient dans son restaurant El Bulli pour goûter à une cuisine dite moléculaire, en passe de bouleverser le microcosme gastronomique. Pendant ce temps, en France, dans la foulée des précurseurs Yves Camdeborde et Michel Rostang, c’était le grand retour des bistrots initiant un mouvement baptisé « bistronomie » par le critique Sébastien Demorand, popularisé par les trublions du Fooding®, et qui a, depuis, fait des petits partout dans le monde. Autre précurseur, le chef Alain Passard, triplement étoilé depuis 1996 dans son restaurant parisien Arpège, provoquait un miniséisme dans l’univers de la gastronomie en décidant de bannir la viande de son menu pour faire la part belle au végétal, libérant le légume du simple rôle de garniture. Deux tendances qui ont influencé deux générations de chefs, et une double révolution dont on récolte les fruits aujourd’hui.