Glaucome : les premiers signes qui peuvent conduire à un diagnostic

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Caractérisé par une grande hétérogénéité, le glaucome est la seconde cause de cécité dans les pays développés. Cette pathologie oculaire qui touche 1 à 2 % de la population de plus de 40 ans souffre malheureusement d’une détection très tardive. Un enjeu de santé publique lorsque l’on sait qu’il n’existe pas de traitement curatif pour le glaucome. La question du dépistage précoce revêt donc une importance capitale…

Le glaucome appartient à la grande famille des neuropathies dans laquelle sont regroupées les diverses atteintes susceptibles d’affecter un ou plusieurs nerfs du système nerveux périphérique. Dans ce cas précis, c’est le nerf optique qui fait l’objet d’une altération sous l’effet de différents facteurs. L’hypertonie oculaire constitue, notamment, l’une des principales causes de destruction progressive de la structure nerveuse qui, à terme, ne fonctionne plus correctement, ce qui va impacter progressivement la vision. Et c’est bien ce caractère progressif qui pose problème dans le cadre de cette pathologie oculaire puisqu’elle fait souvent l’objet d’un diagnostic trop tardif, soit généralement lorsque les lésions engendrées sont définitives. Si 800 000 personnes sont traitées en France pour un glaucome, on estime qu’entre 400 000 à 500 000 individus présenteraient la maladie sans le savoir (selon l’Assurance maladie).

Il existe deux formes de glaucome chronique. Représentant près de 90 % des cas, le glaucome chronique à angle ouvert peut mettre plusieurs dizaines d’années (...)

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