Inscrire le droit à l’avortement dans la Constitution, qu’est-ce ce ça changerait ?

Ce qu'il se passe aux États-Unis peut-il avoir une incidence en France ? C'est en tout cas ce que craignent nombre de femmes et d'hommes politiques français. Aurore Bergé, députée et présidente de Renaissance à l'Assemblée nationale, a proposé d'inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution. Même son de cloche à gauche, où l'insoumise Mathilde Panot (qui porte les couleurs de la Nupes dans l'Hémicycle) souhaite "empêcher toute entrave au droit fondamental". "Simone [Veil] revenez, aux Etats-Unis, ils sont devenus fous. En France, aidez-nous à inscrire ce droit dans la Constitution, grâce à cette nouvelle assemblée", écrit l'écologiste Sandrine Rousseau sur Twitter. Si d'un parti à l'autre on s'accorde (presque) unanimement sur le fait qu'il est primordial de protéger ce droit si durement acquis en 1975, qu'est-ce que cela changerait, fondamentalement ?

Le 17 janvier 1975, la loi Veil autorise un acte qui, à travers les âges, a tour à tour été interdit, condamné, puis à nouveau criminalisé. Grâce à Simone Veil, ministre de la Santé sous le gouvernement Jacques Chirac, l'avortement est dépénalisé en France. Depuis 47 ans, les femmes peuvent donc avoir recours à une interruption volontaire de grossesse. Un droit qui semble loin d'être définitivement acquis, au vu des récents évènements survenus au mois de juin 2022 outre-Atlantique. Deux ans avant le vote de la loi Veil, les États-Unis marquaient l'histoire en légalisant l'avortement. L'arrêt Roe v. Wade, rendu par la Cour (...)

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