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Juju Fitcats, de l’anorexie au crossfit, la Youtubeuse se dévoile sans filtre

·Journaliste
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Elle a 26 ans et est suivie pas presque 5 millions d’utilisateurs, tous réseaux sociaux confondus. Justine se fait appeler Juju Fitcats, parce qu’elle adore la musculation et les chats. Elle vient de sortir un livre "Sans Filtre" (éd. Solar). Un ouvrage dans lequel elle revient sans fard sur son passé d’anorexique, d’adolescente harcelée et de grande amoureuse du sport. C’est d’ailleurs le sport qui l’a sauvée de ses démons. Pas étonnant qu’elle y consacre aujourd’hui sa vie.

"Bonjour mes petits chats". C’est la phrase d’accroche de Justine, son "gimmick" comme on dit dans le jargon. Le mois dernier, Justine Becattini a sorti un livre "Sans Filtre" (éd. Solar), un condensé des conseils qu’elle distille tout au long de l’année sur sa chaîne YouTube.

Du haut de ses 26 ans, Juju Fitcats fait partie des influenceuses sport et nutrition les plus actives et productives du Youtube français. "Je pourrais en parler pendant des heures" écrit-elle naïvement dans son bouquin. Et la nutrition, c’est quelque chose qui l’a longtemps obsédée, à l’en rendre malade.

Vidéo. "Dès que tu manges le moindre petit truc, c'est plus fort que toi, tu te pèses"

"Je me pesais 5 fois par jour"

Après son bac, Justine opte pour des études en biologie santé, option biochimie et nutrition sportive. Paradoxalement, la jeune femme qui se questionne sur la thématique de "comment manger mieux" tombe dans les affres de l’anorexie. A 18 ans, elle développe une relation très conflictuelle avec sa mère et décide de "lui faire payer" ses remarques désobligeantes sur son physique en plongeant volontairement dans l’anorexie. Elle arrête de manger et se met à courir à outrance. Justine perd 17 kilos et se pèse jusqu’à 5 fois par jour. Elle court pour éliminer la salade qu’elle a mangée le midi et tartine des kilomètres sans l’envie. Lorsque son médecin la menace de l’hospitaliser, Justine demande le soutien d’un psychologue et décide de partir vivre quelques mois au Canada pour prendre de la distance avec sa mère.

Le sport, sa planche de salut

C’est au Canada qu’elle découvre le crossfit, une discipline sportive intense qui mêle cardio et musculation. Pour les besoins du sport, la jeune femme réapprend à manger, "à nourrir son corps de l’énergie dont il a besoin pour fonctionner". Car, elle est formelle : pour être en bonne santé, il faut manger. Et même pour perdre du poids, il faut manger. Sur Youtube, la fitgirl n'a de cesse de répéter à ses abonnés que la privation est la pire alliée. Une idée tenace qui fait des ravages parmi les jeunes. Alors, avec sa casquette de "grande soeur" et son expertise en nutrition, la Youtubeuse incite à manger et surtout explique comment manger mieux et avec gourmandise.

Vidéo. "Pour perdre du poids, il faut manger"

Avec la découverte du crossfit, son sport "passion", la silhouette menue de Juju se transforme. Six ans plus tard, elle est fière de montrer son corps musclé et fait fi des critiques dont il fait l’objet. "À un moment donné t’as envie de dire ‘Ecoutez les gars, vous êtes gentils mais vos critères, je me les mets là où vous pensez’" confie-t-elle. Et le ton se durcit lorsqu’il s’agit de répondre aux insultes dont elle est parfois victime sur YouTube. Des remarques déplacées qui viennent autant des femmes, ce qu’elle trouve davantage regrettable, que des hommes. Des remarques bien souvent mâtinées de sexisme. "T’es moche, on dirait un mec, t’es plus musclée que moi. Dans ce cas-là, je me dis : Ecoute, va à la salle (…) Avant de dire qu’une femme est trop musclée, c’est que tu as un souci de confiance en toi dans le fond donc remets-toi en question" souligne-t-elle.

Ce qu’elle souhaite par-dessus tout, c’est battre en brèche l’idée d’une seule silhouette, d’un seul moule… Un combat qu’elle mène dans l’assiette, à la salle de sport et sur les réseaux sociaux en incitant ses abonnés à ne pas utiliser de filtres beauté. D’ailleurs, Justine a arrêté de se maquiller. Une forme d’indulgence avec son reflet qui lui permet surtout de mieux s’accepter.

Car elle le sait, les démons de la maladie ne sont jamais loin. "A partir du moment où j'ai décidé de m'en sortir j'avais 20 ans. Au moment où je m'en suis vraiment sortie, j'en avais 23. Je pense qu'il ne faut jamais se dire 'ok, le combat est définitivement gagné'".

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