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Julia Piaton dans « les Petites Victoires » : « Je n'ai pas aimé avoir 20 ans »

Pourquoi avoir accepté les Petites Victoires ?

Ce que j'ai aimé, c'est le passage de relais, la rencontre de deux solitudes, de cette institutrice qui s'oublie pour les autres et de ce retraité isolé qui semble ne vivre que pour lui. J'ai été séduite par la palette de mon personnage, entre rires et tendresse. Maire et professeure des écoles, elle regarde les autres avec une infinie douceur, à l'image de Mélanie Auffret, dont la démarche est très sincère. Elle sait de quoi et de qui elle parle quand elle raconte la solitude des gens, de ces anciens qui recherchent de la compagnie dans ces villages dépourvus de commerces, de cafés, de médecins… C'est une chose dont souffrent moins les habitants des grandes villes, où l'on peut diluer sa solitude en descendant au troquet du coin pour croiser du monde.

Où avez-vous tourné le film ?

Au Juch, à vingt minutes de Douarnenez, en Bretagne. Mélanie [qui est vannetaise] cherchait un village où l'on sent les fantômes du passé, un lieu qui a été et qui n'est plus. A une époque, il y avait onze cafés là-bas. Aujourd'hui, plus un seul… enfin, jusqu'à récemment. La mairie dans laquelle nous avons tourné vient d'être rachetée pour en accueillir prochainement un nouveau. Peut-être le film, la magie des décorateurs de cinéma qui réinvestissent des lieux perdus ont-il donné envie d'y faire revenir la vie !

Étiez-vous sensibilisée à la désertification des campagnes ?

Je suis revenue...

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