Julie Fuchs : « Quand je chante Mozart, je vais bien »

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De retour sur scène, la soprano enchante notre été. D’Aix-en-Provence à Davos, avec elle et son immense talent, la voix est libre.

Après un an et demi sans concert, avez-vous eu le trac de chanter en public ?
Julie Fuchs - C’est vrai que cela faisait longtemps mais, même s’il est de bon ton d’affirmer qu’on a le trac, car cela voudrait dire que l’on a du talent, je n’ai pas ressenti d’appréhension. J’avais juste très envie. Pour les Noces de Figaro*, à Aix, on a répété intensément, donc j’étais prête à remonter sur scène. C’est pour cela que l’on fait ce métier : pour partager notre travail avec le public. Quand il est là, c’est la délivrance. Après cette période où nous avons tous été muets, sans voix, connaître enfin ce retour à la vie est un vrai bonheur. De plus, quand je chante Mozart, je vais souvent très bien.

La scène vous est-elle vitale ?
Julie Fuchs - Oui. Sans public, notre métier ne sert à rien. Il ne vit que par son regard et par son écoute. Le confinement m’a fait encore plus toucher du doigt le côté sacré de la chose, ce que signifie être artiste, ce que l’art apporte à la société, aux humains, aux vivants… Le beau, c’est plus que de l’esthétique ou du divertissement, c’est du partage, de l’humanité, en particulier avec Mozart, car là, c’est de la lumière. Chaque soir, lors du final, j’ai envie de pleurer.

Les personnages des Noces de Figaro ont été capables de commettre les pires choses, mais ils se pardonnent à la fin et ils décident d’être heureux. Cette œuvre parle de pouvoir, d’amour,...

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