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Des auditions dévoilées après sa mort

Entre le 8 et le 21 août 2003, Bertrand Cantat est entendu par les juges lituaniens au sujet de la mort de Marie Trintignant. Seize ans plus tard, l’émission Enquête exclusive dévoile des images de ces auditions. "J'ai la culpabilité profonde d'avoir tué la personne sans laquelle je suis incapable de vivre", déclare-t-il à cette période. Ce qui ne l’empêche pas de dresser le portrait d’une femme "hystérique" le soir du drame face aux magistrats. "Elle est devenue très agressive et elle m'a frappé d'un coup de poing au visage. J'avais des traces partout. Ensuite, ça se passe dans la folie, la furie. [...] Jusque-là, je ne l'ai pas touchée", poursuit-il. Il admet être entré dans "une colère noire" en raison du SMS de Samuel Benchetrit envoyé à son ex-compagne et avoir asséné "de grandes claques" à cette dernière. Bertrand Cantat est condamné à huit ans de prison pour coups mortels sur Marie Trintignant. Après avoir purgé 14 mois de sa peine à la prison de Vilnius, il est par la suite transféré à la maison d’arrêt de Muret, près de Toulouse. Le chanteur est finalement libéré sous contrôle judiciaire au bout de quatre ans, le 16 octobre 2007. (Photo by PAULIUS LILEIKIS/AFP via Getty Images)

EN IMAGES - Marie Trintignant, retour sur le destin brisé d’une "femme libre"

Le 1er août 2003, Marie Trintignant décède à l’âge de 41 ans d’un œdème cérébral, des suites des coups donnés par son compagnon Bertrand Cantat. Mère de quatre garçons, la comédienne qui avait débuté sa carrière à quatre ans aux côtés de ses parents, était une actrice reconnue et avait choisi cette voie pour vaincre sa timidité. Nommée plusieurs fois aux César, elle avait crevé l’écran dans Série noire, puis dans Une affaire de femmes, Betty, ou encore Janis et John. Son destin brisé a fait d’elle un symbole de la lutte contre les violences faites aux femmes.